Nicolas Messner, maître de cérémonie du tirage au sort.
Crédit photo : France Judo

Présenté par Nicolas Messner, directeur de la communication et des médias pour la FIJ, le tirage au sort de cette édition 2026 du Grand Chelem de Paris — avec, finalement, 488 participants — vient tout juste de rendre son verdict, avec plusieurs chocs dès les éliminatoires pour les combattants français.

Chez les féminines, en -52kg, Amandine Buchard (Stade Français Judo) pourrait affronter dès les huitièmes de finale la Japonaise Kisumi Omoris, cinquième des championnats du monde 2025 et victorieuse à Paris l’année dernière. Tout en bas du tableau, la championne de France en titre Pauline Cuq (DAN 79) rencontrera d’entrée l’autre Nipponne de la catégorie, Nanako Tsubone, en argent au Grand Chelem de Tokyo début décembre. Dur mais pas impossible vu ce qu’a montré la Niortaise à Saint-Étienne. Tout en haut du tableau, Alicia Marques (JC Orthez), junior troisième année, tire le jackpot avec un deuxième tour contre Distra Krasniqi, vice-championne olympique et n°1 mondiale. En -63kg, Gaétane Deberdt (Bourg-la-Reine 92 JJ), championne de France en décembre, tire la tête de série n° 2, la Néerlandaise Joanne Van Lieshout, championne du monde 2024 mais en perte de vitesse depuis, bien qu’elle ait été médaillée de bronze aux championnats d’Europe 2025. En -70kg, Melkia Auchecorne (AS Chelles Judo) n’aura pas la partie facile, puisqu’elle entrera dans la compétition face à la Japonaise Rin Maeda, championne du monde universitaire 2025 et cinquième du Grand Chelem tokyoïte il y a deux mois. Une catégorie très dense avec quatre combats pour arriver en demi-finale ! La même remarque pourra être faite pour les -78kg : aucune Tricolore n’étant tête de série, rien ne sera facile, avec des premiers et/ou des deuxièmes combats particulièrement costauds. Exemple ? Patricia Sampaio, la Portugaise médaillée olympique 2024 et mondiale 2025 pour Liz N’Gelebeya (ACBB Judo), la Japonaise Kurena Ikeda, en or à Tokyo en décembre dernier, pour Audrey Tcheuméo (C’Chartres Judo) ou la vice-championne du monde allemande Anna-Monta Olek pour Lila Mazzarino (PSG Judo).
Enfin, en +78kg, sans doute la catégorie la plus relevée chez les féminines, Julia Tolofua (ESBM Judo) pourrait avoir affaire avec l’Israélienne Raz Hershko, vice-championne olympique, dès le deuxième tour. Romane Dicko (PSG Judo), aura, elle, la possibilité de prendre sa revanche sur l’Egyptienne Safa Soliman, qui l’avait battue à Tokyo et de confirmer contre la vice-championne du monde 2025, la Japonaise Mao Arai, en quart. Une combattante que la Française avait dominée pour le bronze dans la capitale nipponne.

Chez les masculins, cela s’annonce d’emblée bouillant en -60kg avec un Romain Valadier-Picard (ACBB Judo)/Lee Harim et un Maxime Merlin (AJA Paris XX)/Ryuju Nagayama ! Lee Harim reste sur une médaille de bronze au Grand Chelem de Tokyo alors que Nagayama est champion du monde en titre. Dur dur pour les deux combattants tricolores.
En -66kg, Alexis Renard (PSG Judo), vice-champion de France 2025, pourrait dès le deuxième tour affronter le champion du monde japonais en titre, Takeshi Takeoka. Dans le troisième quart de tableau, Walide Khyar, tête de série n° 2, entrera en lice très probablement contre le Japonais Kairi Kentoku, la nouvelle perle de l’université de Tenri, en argent à Tokyo et dont Shohei Ono lui-même, est venu s’occuper ici à Paris. En -73kg, tableau plutôt dégagé pour le champion du monde Joan-Benjamin Gaba (PSG Judo). Moins pour Peter Jean (JC Chilly-Mazarin Morangis) et Nathan Cadignan (Arts martiaux Asnières). Le premier aurait le Japonais Ryuga Tanaka comme adversaire au deuxième tour, alors que Cadignan devrait se frotter à l’Émirati Makhmadbek Makhmadbekov, médaillé mondial 2025. En -90kg, un choc d’entrée entre le Géorgien Luka Maisuradze et le Japonais Hidetoshi Tokumochi. Deux judokas dans le même quart de tableau que Maxime-Gaël N’Gayap Hambou (Arts martiaux Asnières). Enfin, en +100kg, le très jeune champion de France Mathéo Akiana-Mongo (FLAM 91) entrera en lice contre le Japonais Kanta Nakano, ancien capitaine de Tenri, troisième à Tokyo. Les deux garçons s’étaient rencontrés lors de la finale des championnats du monde par équipes en 2024 à Abou Dhabi. Nakano avait gagné. Dans la même catégorie, Khamzat Saparbaev (Arts martiaux Saint-Gratien) se voit proposer un parcours rude : le Géorgien Saba Inaneishvili, cinquième l’année dernière, puis, si cela passe, sans doute le Coréen Minjing Kim, champion du monde et vice-champion olympique en 2024 !

Alea jacta est. Rendez-vous demain dès huit heures pour le début de la compétition.