Première édition de ces championnats de France vétérans à Villebon. Crédit photo : Thomas Rouquette/L’Esprit du Judo

Cinquième édition de ces championnats de France vétérans qui prenaient place, pour la première fois, au Grand Dôme de Villebon. Un événement qui s’annonçait, au moins au départ, comme une nouvelle édition record. Finalement cela ne fut pas le cas mais la réussite fut au rendez-vous avec une organisation remarquable, des ippons bien sûr, mais aussi ce qui fait l’ambiance des événements vétérans : bon enfant, fair-play, sérieuse mais conviviale. 
Mais c’était des championnats de France tout de même avec un titre national à la clé. Chez les féminines, elles sont six à faire le doublé Mondes 2025/championnats de France 2026 : Angélique Garcia (Vercors Judo), championne du monde en novembre à Paris, remporte le titre national samedi en F1 -52kg, Adeline Dezoteux (Marck Judo) sacrée hier toujours en -78kg mais en F3, Laetitia Fenelle (JC Cadurcien) en F4 +78kg, Nathalie Lecerf (Dojo Angloy) qui gagne l’or dans sa catégorie des -48kg mais cette fois-ci en F5, Frédérique Stoetzel (JC Biganos) en F5 -57kg et l’inévitable et éternelle Françoise Dufresne (EC Garches) en F9 -70kg.
Chez les masculins, c’est plus simple puisque seul Angelo Santelia, arbitre paralympique et professeur au sein de l’AJ Loire, réalise ce doublé dans la catégorie M7 -81kg. En M2 -73kg, Sebastien Nouet (AUC Judo), premier judoka bleu-blanc-rouge à avoir été titré à Paris début novembre termine troisième dans une catégorie dominée par le pompier de Paris et judoka des Arts martiaux d’Asnières, Alister Ward, passé cette année 2026 dans la catégorie d’âge supérieure.
En M3 -73kg, une finale attendue et presque trop courte entre Franck Party (JC Pontault-Combault) et Moustapha Boulemia (Arts martiaux d’Asnières). Le premier, vice-champion du monde 2025 l’emporte par waza-ari sur un sode-tsuri-komi-goshi à droite.

Au niveau du résultat par ligues, l’Île-de-France domine très largement cette compétition avec vingt-cinq titres, vingt médailles d’argent et trente-six de bronze. La ligue Auvergne Rhône Alpes termine à la deuxième place pour deux médailles d’argent, devant la Nouvelle-Aquitaine ! Treize titres pour ces deux entités, mais la ligue AURA glane quatorze médailles d’argent, contre douze à la Nouvelle-Aquitaine. Deux médailles de bronze de plus aussi pour l’AURA, qui finit à vingt et une contre dix-neuf à la ligue du sud-ouest.

Beaucoup d’absents chez les champions du monde tricolore de Paris. Chez les féminines, elles étaient sept à ne pas être de la partie à Villebon :  Marine Erb, Nolwenn Luceau, Lucile Dupond-Venet, Stéphanie Gobert, Soizic Aunette, Jennifer Buffetrille – qui était toutefois sur la chaise de coach, elle qui est référente pour la ligue PACA -, Marie-Delphine Parpillon.
Sept également chez les masculins avec Cédric Lalligant, Ludovic Gobert – qui aura toutefois prodigué ses précieux conseils samedi et dimanche -, René Dampierre, Abedias Trindade de Abreu, Jean-Luc Garcia, Anthony Dangre et Philippe Devineau.

Jean-Luc Bartoli, responsable de la commission nationale vétérans et membre de la commission FIJ faisait le bilan comptable de cette édition 2026 :
« nous avons eu finalement 886 présents pour 1116 inscrits à la fermeture du serveur fin mars. Sur la journée de dimanche, nous sommes à 74 absents. Un nombre de participants qui est moins élevé, finalement, que l’année dernière où nous avions eu 908 participants. Reste que ces championnats de France ont été une belle réussite et je voudrais sincèrement remercier la cellule organisation de David Lajeuncomme et Jean-Noël Lamouroux, responsable samedi et dimanche, du tirage au sort. Ils ont fait un travail formidable tout le week-end en s’adaptant, chaque jour, au nombre de combattant finalement présents. »

Corine Viroulaud-Cucchiara, élue fédérale en charge des vétérans – et championne de France samedi en F5 -63kg – se réjouissait, elle, « d’avoir évolué dans cette salle magnifique au très beau décorum, mais également pratique avec un tapis d’échauffement juste à côté de la surface de compétition. L’ambiance, spécifique aux vétérans, fut encore une fois au rendez-vous. L’année dernière, au Dojo de Paris, il y avait tellement de monde que la remise des médailles n’avait pu être faite dans des conditions optimales. Cette année, ce fut le cas et c’est vraiment chouette. Un seul petit regret : l’absence de vidéo sur ces championnats de France. C’est peut-être l’arbitre qui parle mais je me dis que cela n’aurait pas été inutile sur certaines situations sur une compétition qui délivre un titre de champion de France. »
Des championnats de France qui seront au cœur d’un article publié dans le prochain magazine de L’Esprit du Judo.