
Crédit photo : Comité paralympique et sportif français
Champion du monde pour la troisième fois samedi dernier à Tbilissi (Géorgie), le judoka de vingt-six ans, vainqueur en J2 -95kg, revient sur une journée où il alla de surprise en surprise.
Avec quelques jours de recul, comment as-tu vécu cette journée de compétition qui te voit être sacré pour la troisième fois ?
Avec beaucoup d’excitation, parce que ces championnats du monde lançaient véritablement la course aux Jeux.
Je débute directement en quart de finale. Avec le recul, j’ai connu une compétition pleine de surprises. Au premier combat, je pensais prendre l’Allemand Daniel Goral. Finalement, c’est le Moldave Nicolai Bondarev. En demie, je m’étais préparé à affronter le Géorgien Zviad Gogotchuri, n°4 mondial. Un combattant très fort physiquement et contre qui je sais que je dois être patient. Eh bien non ! Ce fut le Kazakhstanais Zhanbota Amanzhol, contre qui j’avais gagné le bronze paralympique à Tokyo, en 2021. Dernière surprise avec le Brésilien Marcelo Casanova, n°2 mondial, plutôt que l’Ouzbek Davurkhon Karomatov. Un parcours qui m’a plutôt convenu (sourire), car, sincèrement, je n’ai pas eu l’impression de me sentir en danger durant la journée.
Je suis très heureux de la manière, j’ai eu le sentiment, assez rare, de plénitude dans la continuité des deux dernières semaines de préparation suivies au pôle France de Strasbourg, puis à l’Insep.
Quel goût a ce troisième titre mondial, après ceux de 2022 et 2023 ?
Sans aucun doute celui de la maîtrise. Si le premier, à Bakou, reste mon meilleur souvenir, celui de samedi m’a permis de m’affirmer, au moins ce jour-là, comme le patron de la catégorie, lors de l’événement mondial qui réunit tous les meilleurs. Un feeling que j’ai rarement ressenti, mais que je m’explique, avec le recul, par l’équipe que j’ai autour de moi : Christophe Gagliano comme référent national, qui a apporté toute son expertise technique, Cédric Margalejo, mon entraîneur de club avec qui je suis en contact quotidien — je m’y entraîne les lundi, mercredi, jeudi et vendredi —, ma préparatrice physique, Mathilde Uson, et une nouvelle préparatrice mentale, Cathy Vahaamahina. Le fonctionnement est fluide, ce qui me permet de me concentrer uniquement sur ma performance sur le tatami. Pour l’instant, je suis amené au top au bon moment. C’est une période vraiment cool (rires). D’autant que j’ai été blessé de mars à juin du fait d’une fracture à la main.
Comment va s’organiser ta fin d’année ?
Là, je finis ma semaine de repos. Puis je vais participer à une ou plusieurs compétitions valides d’ici fin décembre. Pour 2027, cela reste encore du domaine de la réflexion, mais il y aura possiblement un Grand Prix dans les premiers mois, puis, peut-être, les Jeux mondiaux à Tachkent, en Ouzbékistan, du 26 mai au 6 juin.


