7 octobre 2026 – Bakou (Azerbaïdjan)
-63kg / -81kg

Entendra-t-on la Marseillaise ce mercredi dans la National Gymnastics Arena de Bakou? ©Antoine Frandeboeuf / L’Esprit du Judo

Les tableaux complets des quatre premières journées

19h10. -81kg : dix minutes démentes pour un quatrième sacre de Tato Grigalashvili !
Quelle passe d’armes entre les deux meilleurs du jour ! Pour sa sixième finale consécutive (!), Grigalashvili s’appliquait avant tout à confisquer la manche droite de Tckaev, afin d’empêcher ce spécialiste d’uchi-mata de tourner le dos à la vitesse de l’éclair… Une stratégie d’annihilation qui menait les deux hommes au golden score avec des batteries qui commençaient déjà dangereusement à se vider. À 1’37 de mort subite, une descente à genoux de Grigalashvili lui valait son deuxième shido de la partie, tandis que Tckaev n’en avait reçu qu’un. Une sellette peu confortable qui le poussait à multiplier les attaques hâtives dans les jambes, comme cet uchi-mata à une main sans danger pour Tckaev… On le voyait même essayer de se montrer le plus actif par des retournements sans tellement de conviction au sol, avec un juji-gatame qu’il aurait peut-être pu mieux négocier. Mais l’histoire de cette finale n’était pas écrite ainsi, et les deux hommes, mains sur les genoux, repartaient encore et encore au charbon. Grigalashvili commençait à aviser de plus en plus sérieusement le coup dur en cherchant à saisir de sa main gauche la ceinture de Tckaev, mais ce dernier veillait et partait prestement sur un kata-guruma, doublé d’une esquisse d’uchi-mata que Grigalashvili esquivait en se jetant sur son opposant pour le faire rouler sur le dos. Waza-ari annonçait l’arbitre hongrois, alors que Tckaev faisait taper le Géorgien sur le juji-gatame en suivant. Les deux se relevaient avec l’espoir d’avoir forcé la décision, avec supplément bluff de part et d’autre. La commission vidéo annulait rapidement la valeur, laissant place à une neuvième minute de combat en totale asphyxie, avec un deuxième shido côté azerbaïdjanais qui rapprochait encore un peu plus cette finale du précipice. Revigoré, Grigalashvili sortait de son chapeau un tai-otoshi, puis un ko-uchi-gari sur lequel Tckaev tentait la parade en tani-otoshi… Nouvelle tentative d’intox en direction de la table centrale pour le Géorgien, qui pouvait encore plus y croire sur la séquence suivante quand Tckaev s’effondrait sur un semblant de kata-guruma. Mais l’arbitre ne mouftait pas… L’Azerbaïdjanais n’en démordait pas, insistait sur un premier makikomi, puis un second que Grigalashvili anticipait d’avantage. La main gauche à la ceinture et la main droite à la manche, il se jetait dans son dos, mais aussi dans le sens de l’attaque (sans aucune saisie) de Tckaev. À nouveau waza-ari pour Tato, qui célébrait aussitôt en se tournant vers son clan, tandis que Zelim se rhabillait en y croyant encore un peu… Balázs Gosztonyi ne changeait pas sa décision et confirmait le quatrième sacre du Géorgien, désormais troisième meilleur masculin de tous les temps aux championnats du monde. Derrière les onze titres de Teddy Riner et les cinq couronnes d’Hifumi Abe, mais devant les autres quadruples champions du monde – David Douillet et les Japonais Naoya Ogawa, Shozo Fujii, Yasuhiro Yamashita et Naohisa Takato – à la faveur de ses deux médailles d’argent de 2021 et 2025. Bluffant !

18h45. -81kg : Simin sur le fil
On vous avait parlé de ce jeune Serbe né en 2005 après sa médaille de bronze aux championnats d’Europe en avril, acquise au milieu des Arbuzov, Grigalashvili et autres Tckaev, seulement six mois après le même métal récolté aux mondiaux juniors. Encore une étape de franchie pour lui aujourd’hui avec cette victoire contre le Sud-Coréen Lee Joonhwan, troisième des trois dernières éditions, et un peu trop dans la gestion alors qu’il menait d’un yuko à trente secondes de la fin. Il se faisait d’abord traverser sur le o-uchi-gari direct de Simin, avant de flancher la séquence suivante sur le seoi-otoshi de déménageur du Serbe.

18h35. -81kg : le public chauffé à blanc par Rajabli
Si tout le monde retient déjà son souffle pour la finale qui s’annonce majestueuse entre le héros local Zelim Tckaev et le triple champion du monde géorgien Tato Grigalashvili, la National Gymnastics Arena a déjà battu son records de décibels du jour avec la troisième place d’Omar Rajabli. D’abord surpris par le petit fauchage intérieur du Kazakhstanais Zhubanazar, il égalisait à un yuko partout sur la même technique, avant de faire sauter la banque et le verrou des jambes de son adversaire pour l’immobiliser et rafler la médaille de bronze. Les larmes pouvaient couler le long de ses joues, il ne l’a pas volée !

18h25. – 63kg : Kaju, évidemment ! Mais pouvait-il en être autrement?
En zone mixte, Kilian Le Blouch nous confiait qu’il aurait aimé voir Clarisse face à cette Japonaise indestructible. Cela n’aura pas lieu cette fois, mais peut-être d’ici quelques mois, avec le dossard rouge toujours aussi fermement collé au dos de la Nippone. Kerem Primo aura bien tenté de ne pas se retrouver au sol, mais le seoi à genoux de Kaju – yuko – ne lui laissait pas d’autre choix. Une réchappe plus tard, l’Israélienne se retrouvait ficelée en tate-shiho-gatame, totalement impuissante… Deuxième titre consécutif pour la Japonaise – qui n’a toujours pas concédé la moindre valeur après quarante combats internationaux désormais, et quatrième en quatre jours pour l’équipe féminine de Maki Tsukada!

18h15. -63kg : Lkhagvatogoo se joue de Van Lieshout
Premier affrontement entre la Mongole n°2 mondiale et la Néerlandaise, située deux rangs derrière, et succès très bien construit par Enkhriilen Lkhagvatogoo, toujours à l’initiative et opportuniste sur son de-ashi-barai pour marquer le petit yuko qui va bien. Cinquième top 7 consécutif pour elle, et troisième médaille de bronze après 2022 et 2023.

18h05. -63kg : le duel des bourreaux des Françaises pour Zachova
Si la première banderille était plantée par la Tchèque Renata Zachova sur un impeccable tani-otoshi, la réponse de la Hongroise Anna Kriza ne se faisait pas attendre avec sa hanche  surpuissante. Un waza-ari partout, puis un yuko partout dans ce duel ouvert et pas désagréable à suivre. C’est finalement la championne d’Europe 2025, tombeuse de Manon Deketer ce midi, qui montera sur la troisième marche du podium, à la faveur d’un contre où elle aura mis tout ce qu’il lui restait dans le judogi. Anna Kriza peut l’avoir mauvaise, sa victoire de prestige contre Clarisse Agbégnénou n’aura servi à rien…

16h50. -63kg : la réaction de Clarisse Agbégnénou après son revers en repêchage : « même pas de larme à verser »


16h. Ce qu’il vous reste à vivre aujourd’hui (à partir de 18h – 16h en France)

-63kg
Combats pour le bronze
ZACHOVA Renata (CZE) – KRIZA Anna (HUN)
LKHAGVATOGOO Enkhriilen (MGL) – VAN LIESHOUT Joanne (NED)

Finale
KAJU Haruka (JPN) – PRIMO Kerem (ISR)

 -81kg
Combats pour le bronze
RAJABLI Omar (AZE) – ZHUBANAZAR Abylaikhan (KAZ)
LEE Joonhwan (KOR) – SIMIN Mihajlo (SRB)

Finale
GRIGALASHVILI Tato (GEO) – TCKAEV Zelim (AZE)


15h3
5. -63kg : la tuile !
En repêchages très rapidement après son quart perdu, Clarisse Agbégnénou avait choisi de peser sur Enkhriilen Lkhagvatogoo, numéro 2 mondiale, sur les podiums mondiaux en 2022 et 2023 et toute récente vainqueure des Jeux d’Asie. Une combattante qui n’avait pas peur de tourner le dos, s’offrait aux contres potentiels de la sextuple championne du monde française. Les deux jeunes femmes se dirigeaient vers le golden score sans avoir réussi à projeter ou à contrer pour scorer… avant le rappel de l’arbitre à douze secondes de la fin qui donnait yuko à la Mongole sur une action qui s’était déroulée deux séquences plus tôt. Incompréhension et bras levés au ciel pour la Française qui n’avait plus le temps de placer une attaque. La journée s’arrête là ! Ça continue, dans le mauvais sens, pour l’équipe de France…

15h30. -81kg : Grigalashvili sera seul contre le reste du monde en finale…
Un contexte hostile qui s’explique par la qualification de l’Azerbaïdjanais Zelim Tckaev pour le dernier combat du jour, après deux waza-ari marqués sur un o-uchi-gari de la cuissse puis un contre de seoi inversé.

15h25. -63kg : Kaju maîtrise aussi tomoe-nage
À force de se focaliser sur son ne -waza, on en oublierait presque que la tenante du titre possède d’autres tours dans son sac, comme cette planchette japonaise qui monte Joanne Van Lieshout à la verticale avant un atterrissage plat dos pour ippon ! La passe de quarante victoires consécutives, sans le moindre avantage concédé, lui tend les bras… Si tel est le cas, le bonus prendra la forme d’un nouveau sacre mondial en fin de journée !

15h10. -63kg : Agbégnénou laisse filer la demie !
Elle avait pourtant eu le mérite de remonter rapidement un premier yuko concédé sur ashi-guruma, d’un ko-uchi-gari bien senti, qui la mettait même en bonne position à l’entame du golden score puisque la Hongroise Anna Kriza comptait déjà deux cartons jaunes sur son tableau. Sauf qu’Agbégnénou laissait la cinquante-quatrième mondiale installer sa main droite au revers, ne se « protégeant » qu’en croisant avec sa propre main droite en croisée pour mieux tenter de monter son bras gauche… La Magyare n’en demandait pas tant, captait le coude gauche avec sa main gauche et se lançait dans un o-soto-gari qu’elle redoublait avec rage en makikomi. Agbégnénou se relevait toute hébétée, sa seconde tentative de septuplé après 2024 venait d’échouer…

15h05. -63kg : deux de chute pour la Mongolie
Si Enkhriilen Lkhagvatogoo peut encore prétendre au podium malgré sa défaite en quarts d’un waza-ari contre l’Israélienne Kerem Primo, que pourrait retrouver Agbégnénou en cas de succès contre Anna Kriza dans quelques minutes, c’en est fini pour Gankhaich Bold, dominée d’un yuko en repêchage par la Tchèque Renata Zachova.

15h. -81kg : Et de six finales pour Tato !
La statistique est juste dingue : depuis 2021, le Géorgien n’a pas manqué une finale aux championnats du monde ! Cette demie du jour, achevée sur une fausse attaque – loin d’être la plus évidente de la semaine – du Serbe Mihajlo Simin après , ne restera cependant pas dans les annales…

14h50. -81kg : Tckaev l’unique survivant
Tandis qu’Omar Rajabli disputera le combat pour le bronze après son revers en quarts contre le Serbe Simin puis sa victoire contre la surprise slovène Nace Herkovic, Zelim Tckaev rallie bien le dernier carré en matant le Belge Casse d’un waza-ari spectaculaire sur uki-goshi. Pour sécuriser la médaille, il lui faut encore assurer un succès en demie face au Kazakhstanais Abilaykhan Zhubanazar, tête de série n°6 qui, d’un yuko marqué en tout début de combat sur un hiza-guruma à une main en réponse au uchi-mata, à une main lui aussi, du Sud Coréen Lee Joonhwan, poursuit sa route.

14h35. -63kg : Kaju/Van Lieshout, le duel aura bien lieu
On espérait que Manon Deketer ne vienne semer le trouble dans cette partie haute du tableau, mais on retrouvera bien en demi-finale les deux dernières championnes du monde de la catégorie, après leurs victoires au sol, respectivement sur ude-gatame contre la Mongole Bold et en immobilisation face à la Tchèque Zachova. De l’autre côté, les deux quarts – LKHAGVATOGOO Enkhriilen (MGL) – PRIMO Kerem (ISR) et AGBÉGNÉNOU Clarisse (FRA) – KRIZA Anna (HUN) – se font encore attendre…

14h30. -63kg : Agbégnénou s’évite les doutes
Son o-uchi-gari décoché à la dernière seconde du temps réglementaire sera peut-être une bénédiction pour la Française ce soir. Il lui vaut pour le moment une place en quarts sans avoir eu à en passer par un golden score à quitte ou double contre la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, qui avait concédé jusque-là deux pénalités sur les deux séquences où Agbégnénou aura réussi à monter sa main gauche à la nuque. Le reste du temps, elle avait même accepté de lui laisser sa manche droite pour perturber le schéma de la tricolore. Habile, mais insuffisant…

14h20. -81kg : le trio azerbaïdjanais n’est plus qu’un duo
Un de-ashi-barai à ras du sol avec les deux bouts de manche pour obtenir un yuko d’avance à l’entame de la dernière minute, puis de précieuses secondes gagnées en ne-waza, et voilà le local Omar Rajabli, tête de série n°5, qui s’avance en quarts. Sur le tapis voisin, son leader Zelim Tckaev, tête de série n°2, valide également son ticket suite à la disqualification de l’Émirati Nugzari Tatalashvili. Il retrouvera le Belge Matthias Casse, champion du monde 2021 et quadruple finaliste de l’épreuve, qui a mis fin – aux pénalités – au parcours de l’Argentin Gil. Enfin, dans le dernier quart, si le tombeur de Yuhei Oino, le Sud-Coréen Lee Joonhwan a pris son temps pour venir à bout de l’Italien Antonio Esposito, ça ne passe par pour Vusal Galandarzade, auteur d’une grossière fausse attaque en reprise alors qu’il semblait à cours de jus dans le golden score. Un de chute pour le clan azerbaïdjanais donc…

14h15. -63kg : Deketer décollée sur sode
Terrible désillusion pour la tricolore, qui n’aura pas vraiment combattu contre la Tchèque Renata Zachova, qui la dépose sur un modèle de sode-tsuri-komi-goshi en début de combat. S’agissant d’un huitième, pas de repêchage pour la Française…

13h55. Kaju révise son ne-waza
La malheureuse Portugaise Joana Crisostomo a beau connaître comme la terre entière l’expertise au sol de Haruka Kaju, cela ne l’a pas prémunie lorsque la Japonaise entama son coup de grâce en plongeant ses mains dans sa défense en tortue guère imperméable. La suite, vous la connaissez…

13h40. -81kg : l’heure de la reconquête pour Grigalashvili?
Sans sa bête noire Arbuzov dans les parages, le Géorgien, sacré en 2022, 2023 et 2024, ne voit pas d’autre option que de passer à quatre titres ce soir. Ce n’est pas le Suisse Bonferroni qui l’en empêchera, enroulé en bordure sur un sode-tsuri-komi-goshi supersonique.

13h35. -63kg : entame très sérieuse pour Agbégnénou
Pas d’énergie dépensée inutilement sur ce premier combat pour la sextuple championne du monde, concentrée à confisquer la manche gauche de la Slovène Kaja Kajzer Zabkar, finaliste du Grand Chelem de Budapest il y a un mois. C’était pour mieux l’envoyer au tapis avec ko-uchi-gari – récompensé d’un yuko – avant de plonger en hon-gesa-gatame tel un aigle ayant verrouillé sa cible. Un pouce en l’air en direction de sa fille Athéna qui enchaînait les « Maman » en sautillant dans les tribunes et direction la salle d’échauffement pour préparer son huitième contre Beauchemin-Pinard, victorieuse de la Brésilienne Rafaela Silva en la soumettant sur juji-gatame.

13h25. -63kg : Szymanska voit rouge
Après deux pénalités reçues en première partie de combat, la Polonaise passait la surmultipliée avec ses fauchages intérieurs, marquant yuko et waza-ari pour espérer une issue positive dans son duel avec l’Israélienne Kerem Primo. Sur sa seconde marque, son arcade sourcilière lâchait et elle devait en passer par la case « docteur » pour stopper le saignement. Une pause qui remettait Primo dans l’axe, très agressive à la reprise pour abattre son bras droit loin dans le dos de la vice championne du monde 2024. Celle-ci tombait à deux reprises à genoux, tant et si bien qu’elle se faisait éliminer par l’arbitre dominicain Orlando Cruz. Pas du goût de Szymanska, hors d’elle à la sortie du tapis.

13h20. -63kg : Deketer a fait le dos rond
Dali Liluashvili, finaliste du Grand Chelem d’Astana en mai, puis en bronze à Oulan-Bator en juin, n’avait rien d’un cadeau pour la médaillée mondiale 2022, qui devait gérer la puissance du bras de la Russe. Elle y parvenait plutôt durant les quatre minutes réglementaires, parvenant à se mettre en évidence sur uchi-mata et o-soto-gari, alors qu’elle parvenait à atterrir sur le ventre sur un sode qui se présentait mal. Au golden score, Deketer alternait entre son sasae et ses mouvements d’épaule, jusqu’à faire pénaliser une deuxième fois la Russe après une grosse minute de mort subite. Sa coach Jane Bridge l’exhortait à ne rien changer, en assurant au maximum sa saisie au revers main droite pour garder la bonne distance. Consigne respectée par la nouvelle combattante du PSG Judo, récompensée lorsque Liluashvili, se sachant sous la menace, partait sur un harai/o-soto sans les mains sur le judogi de la tricolore, et récoltait logiquement son troisième shido.

12h50. -63kg : Kaju passe le test Klimkait
La tenante du titre s’en remet aux pénalités pour effacer de son chemin la Canadienne, qui ne lui aura jamais laissé l’opportunité de placer son retournement diabolique. Un cap à suivre – en mieux – pour ses futures opposantes?

12h40. -81kg : Oino le maudit
En l’absence du tenant du titre Timur Arbuzov, le Japonais Yuhei Oino faisait clairement office de favori, et d’autant plus dans la dynamique actuelle de l’équipe nippone, qui n’a clairement pas manqué sa préparation pour ces mondiaux. Pourtant, une ombre planait au-dessus de lui depuis le tirage au sort, en la personne du Sud-Coréen Lee Joonhwan, troisième des trois dernières éditions comme des Jeux de Paris, et vainqueur de leurs trois précédents affrontements… Les deux hommes se rendaient coup pour coup sans jamais trouver la faille, jusqu’à ce que Lee n’appui sur l’accélérateur au golden score. Une, deux puis trois séquences à son avantage, dont la dernière sur son uchi-mata qui, s’il n’était pas près de faire tomber le Nippon, suffisait pour obliger l’arbitre à déclencher la moulinette en se tournant vers Oino. Le voilà le premier non-classé du Pays du Soleil Levant cette semaine!

12h05. -81kg : L’Iran, sept ans plus tard
La dernière apparition d’un judoka iranien en championnats du monde ? Saeid Mollaei, lors de sa petite finale (perdue) à Tokyo en 2019, avant son exfiltration rocambolesque vers l’Allemagne pour échapper à la menace des autorités de son pays, à qui il avait tenu tête en décidant de combattre malgré la perspective d’avoir à affronter l’Israélien Sagi Muki (retrouvez ici le documentaire réalisé par la FIJ suite à cette journée qui a fait basculer la vie de Mollaei). Quatre ans de suspension avaient ensuite été requis contre l’Iran, qui revient donc en catimini, avec un seul athlète, toujours en -81kg, Elyas Parhizgar, quatre-vingt-quinzième mondial. C’en est même déjà fini pour le jeune homme de vingt-deux ans, cinquième la semaine passée des Jeux d’Asie et sorti aux pénalités par le Slovène Nace Herkovic.

11h50. -63kg : les choses se précisent pour Agbégnénou
Alors que la Française poursuit actuellement son échauffement, son tableau se dévoile petit à petit dans la salle principale. La Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, médaillée olympique à Tokyo, qui reste sur deux succès contre la Française en quarts des mondiaux 2024 et en demie du Grand Chelem de Tbilissi 2025, n’est pas apparue très fringante lors de son premier combat contre la Bulgare Yoana Aminova : sept minutes de combat pour finalement la planter sur ko-soto-gari et retourner grimaçante vers son coach Antoine Valois-Fortier… Pour la retrouver en huitièmes, il faudra que Beauchemin-Pinard hausse le ton contre la Brésilienne Rafaela Silva, mais aussi que la Française n’assure au préalable face à la Slovène Kaja Kajzer Zabkar, neuvième mondiale qui vient d’étrangler la modeste Kazakhstanaise Esmigul Kuyulova.

11h30. -63kg : Klimkait au petit-déjeuner pour Kaju
Ce sera un excellent moyen de jauger le niveau du jour de la tenante du titre japonaise, qui n’a toujours pas perdu, ni concédé la moindre marque, en trente-cinq combats disputés à l’international, que de la voir opposée à la Canadienne, championne du monde 2021 (avant trois médailles de bronze de rang de 2022 à 2024), sacrée au niveau continental en avril dernier, gardée au chaud depuis, et impeccable sur son premier tour, gagné grâce à s on sode.

11h20. -81kg : Albayrak sorti par l’Argentin Gil
Première surprise du jour avec la défaite du Turc, vainqueur du dernier Grand Chelem de Tbilissi et encore troisième des récents Jeux méditerranéens, face à l’Argentin Agustin Gil, finaliste mi-septembre des Jeux sud-américains et opportuniste au moment de transformer sa roulade avant de fuite devant la menace d’arrachage d’Albayrak en un sumi-gaeshi qui embarquait ce dernier. De son côté, le troisième Azerbaïdjanais du jour, Vusal Galandarzade (18e mondial tout de même !), champion du monde juniors en 2023, n’a pas manqué son premier passage dans l’arène, avec un o-soto-gari-gaeshi tout en équilibre pour éparpiller le Bulgare Hristo Valkov

10h40. -81kg : Tatalashvili réveille Bakou
Son o-soto-gari/harai-goshi assené au Serbe Vasilije Grujicic a claqué comme lors d’un kata bien exécuté. Même Marica Perisic, médaillée la veille et présente en tribunes pour soutenir son compatriote, n’en croyait pas ses yeux!


10h30. Les dessous de Bakou, épisode 3

Nous n’étions pas dimanche hier mais, pourtant, il s’agissait du jour du seigneur. Et comme le dit le dicton, à tout seigneur tout honneur. Ce fameux seigneur du jour, ce mardi, c’était notre champion du monde en titre, Joan-Benjamin Gaba. Malgré sa blessure de juin, il avait tenu à être là ce mardi matin, honorant son dossard rouge, pour faire face malgré une préparation plus que tronquée. Son parcours, comme ceux de Sarah-Léonie Cysique et de Dayyan Boulemtafes, les deux autres représentants tricolores du jour, sont à revivre dans ce troisième épisode des Dessous de Bakou, la nouvelle série du podcast Hajime de L’Esprit du Judo.

10h30. Pour basculer sur la fin de semaine avec de l’or
Après les deux médailles de bronze glanées par Shirine Boukli (-48kg) et Dayyan Boulemtafes (-73kg), Manon Deketer et Clarisse Agbégnénou sont attendues au rendez-vous de la finale des -63kg pour permettre à l’équipe de France de passer la vitesse supérieure.

De son côté, Manon Deketer (tête de série 5 en -63kg) n’aura pas de répit alors qu’elle débutera directement en seizième de finale. La Vénézuélienne Anriquelis Barrios ou la Russe Dali Liluashvili se présentera alors face à elle, puis vraisemblablement la championne d’Europe 2025, la Tchèque Renata Zachova, en suivant, avant que ce ne soit au tour de la Néerlandaise Joanne Van Lieshout, championne du monde 2024 et qui l’a privée d’or aux derniers championnats d’Europe. Totalement dépendante du tirage au sort du fait de son récent à la compétition – troisième place au Grand Chelem de Lausanne – après la naissance de son deuxième enfant en mars, Clarisse Agbégnénou se retrouve dans le quart de tableau D, où les mieux classées sont la Brésilienne Rafaela Silva et la Croate Iva Oberan, respectivement têtes de série n°4 et 5. Elles pourraient se succéder face à la sextuple championne du monde tricolore, à moins que la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard, intercalée du côté de Rafaela Silva et victorieuse de ses deux dernières oppositions contre Agbégnénou, ne bouscule les hiérarchies. On regardera aussi de près le parcours de l’autre Canadienne, Jessica Klimkait, doublée dans la course olympique de Paris 2024 en -57kg par Christa Deguchi (couronnée en France avant de prendre sa retraite) et passée depuis dans la catégorie supérieure, qui pourrait être la première adversaire de l’irrésistible Haruka Kaju, tenante du titre qui n’a toujours pas perdu en trente-cinq combats à l’international depuis ses débuts en décembre 2024.

Pas de -81kg tricolore retenu pour cette édition azerbaïdjanaise, ni de tenant du titre depuis le forfait du Russe Timur Arbuzov. Pour autant, cela sentira la poudre un peu partout dans ce tableau, avec un probable Yuhei Oino (quatre finales de Grand Chelem pour trois victoires en un an)/Lee Joonhwan (en bronze sur les trois derniers mondiaux ainsi qu’aux Jeux de Paris) dès les seizièmes, ou encore la présence de trois Azerbaïdjanais – comme en -66kg, -90kg et +100kg grâce aux nombreuses wild-cards attribuées au pays hôte, ce qui n’est pas sans poser question – dont les têtes de série n°2 et 5 Zelim Tckaev et Omar Rajabli…

Retrouvez notre analyse complète du tirage au sort, avec notamment la présence de dix-sept masculins pour l’Azerbaïdjan par le jeu des wild cards.