9 octobre 2026 – Bakou (Azerbaïdjan)
-78kg / -100kg

Kaïla Issoufi, médaillée d’argent en -78kg
18h50. -100kg : un finish fou pour sacrer Sulamanidze
Le golden score entre Dota Arai et Ilia Sulamanidze venait à peine de démarrer que le Japonais, finaliste malheureux l’an passé, décidait de passer à l’action sur uchi-mata. Le Géorgien se décalait judicieusement sur sa gauche en reculant, et profitait du crochet mis en place par Arai pour se jeter sur l’arrière tout en chutant lui-même sur le flanc. Waza-ari pour Dota Arai, qui ne parvenait à contenir sa joie, avant de regagner sa place et de voir l’arbitre faire le signe du visionnage vidéo. Qu’importe son arrivée quasiment à plat ventre, le waza-ari se transformait en yuko… et passait du côté du Géorgien!
18h40. -100kg : Yuko bronzé pour Bilalov et Pirelli
Un minuscule yuko sur sasae et voilà Niiaz Bilalov qui passe, pour ses premiers mondiaux, devant son compatriote champion du monde 2023 Arman Adamian, relançant par la même occasion la concurrence dans la catégorie du futur ex-tenant du titre Matvey Kanikovskyi. À ses côtés sur la troisième marche du podium, on retrouvera le champion d’Europe italien Gennaro Pirelli, lui aussi vainqueur sur le plus petit écart possible sur un ko-soto-gake qui prive de médaille l’Ouzbek Tulkinbek Turdiev, auteur d’une journée prometteuse ce vendredi.
18h25. -78kg : Lytvynenko brise le rêve d’Issoufi
Comme face à l’Allemande Olek, l’enjeu principal pour la Française était de se protéger du fort bras droit de l’Émiratie. Elle n’y parvenait pas sur la première séquence, mais s’en sortait avec un sumi-gaeshi insuffisamment préparé mais qui ne lui valait de pénalité pour autant. Double moulinette en suivant, suite à un enchaînement de séquences sans kumikata viable de part et d’autre. Touchée par des crampes au niveau de la main droite, Issoufi tentait bien d’éviter de se faire coiffer le triceps gauche, mais se retrouvait à la traîne sur un eri-seoi-nage à genoux bien anticipé par Lytvynenko, qui la relevait aussi sec en l’empalant sur son uchi-mata. La Française surfait dessus, reprenait appui en se regroupant comme pour placer ura-nage, mais l’Ukrainienne de naissance sentait bien le coup et sapait son appui gauche en o-uchi-gari. Yuko selon l’arbitre central, puis waza-ari après l’intervention dans l’oreillette de la table centrale. La dernière minute approchant, Issoufi repartait vite sur sa double saisie sur le côté droit, et esquissait un hiza-guruma tournoyant immédiatement contrecarré par Lytvynenko, qui tournait le volant pour le second waza-ari salvateur. Première médaille mondiale pour une combattante des Émirats Arabes Unis, et elle est logiquement en or ! Du côté d’Issoufi, c’est tout de même une médaille d’argent dès ses premiers mondiaux, avec tout le crédit qui ira avec pour les prochains mois de compétition.
18h15. -78kg : les retrouvailles à l’avantage d’Olek
En petite finale des mondiaux cadets 2019, c’est la Néerlandaise Yael Van Heemst qui s’était imposée. Deux ans plus tard, double revanche de l’Allemande en finale des championnats d’Europe et du monde juniors, finaliste l’an passé à Budapest et numéro 1 mondiale en arrivant ici. Il n’y a désormais plus vraiment match entre les deux, comme le prouvait la puissance du o-goshi d’Olek, bien suivi au sol, pour forcer la décision.
18h05. -78kg : Ikeda sans briller
Toutes deux sur la troisième marche du podium l’année dernière, la Portugaise Patricia Sampaio et la Japonaise Kurena Ikeda n’auront jamais emballé cette première petite finale du jour, que la Nippone, victorieuse des deux derniers Grands Chelems de Tokyo, remporte tout de même sur un petit yuko obtenu sur son yoko-tomoe-nage avant de faire tourner le chronomètre par d’astucieuses sessions de ne-waza.
15h20. Ce qu’il vous reste à vivre aujourd’hui (à partir de 18h – 16h en France)
-78kg
Combats pour le bronze
IKEDA Kurena (JPN) – SAMPAIO Patricia (POR)
VAN HEEMST Yael (NED) – OLEK Anna Monta (GER)
Finale
ISSOUFI Kaila (FRA – Sainte-Geneviève Sports Judo) – LYTVYNENKO Yelyzaveta (UAE)
-100kg
Combats pour le bronze
BILALOV Niiaz (RUS) – ADAMIAN Arman (RUS)
TURDIEV Tulkinbek (UZB) – PIRELLI Gennaro (ITA)
Finale
SULAMANIDZE Ilia (GEO) – ARAI Dota (JPN)
15h15. -78kg : Issoufi, c’est fou !
Alors qu’elle fut à deux doigts de prendre la troisième moulinette, Kaila Issoufi voit le sort tomber de son côté. Sur une ultime attaque en makikomi à moitié ratée, Anna-Monta Olek tombait, en deux temps, sur les fesses. Yuko donné par les superviseurs à la toute dernière seconde, synonyme de qualification pour la finale mondiale !
Un vendredi où toutes les planètes semblent s’aligner pour la Génovéfaine ! Pour l’or mondial, il faudra tout de même battre Lytvynenko, l’Émiratie tombeuse de la Croate Pavic, victorieuse du Grand Chelem de Budapest début septembre, d’Audrey Tcheuméo et, en demi-finale de la solide Portugaise Patricia Sampaio !
15h00. -100kg : Arai/Sulumanidze, ça promet !
Ils auront tous deux dominé leur demi-finale avec une magnifique supériorité. Sulamanidze d’abord, qui place un sublime de-ashi-barai en sortie d’attaque à l’Italien Gennaro Pirelli.
Arai, ensuite, qui contre Arman Adamian sur uchi-mata gaeshi avant de placer un o-uchi-gari fatal. Arai est déjà à deux médailles mondiales seniors : le bronze en 2024, l’argent en 2025. L’or en 2026 ?
14h45. -78kg : Issoufi, directions les demies !
Après un combat oubliable tant il ne se sera pas passé grand-chose, et alors qu’elle était pénalisée deux fois contre une à Kurana Ikeda, Kaila Issoufi sortait son spécial, un sumi-gaeshi/tomoe-nage pour faire passer la Nipponne au-dessus d’elle et la plaquer sur le dos. Ippon ! En demi-finale, la Française retrouvera l’Allemande Anna-Monta Olek, n°1 mondiale !
14h30. -100kg : Pirelli/Sulamanidze, l’autre demie
Un kata-guruma vers l’avant au golden score permet à l’Italien n°1 mondial dont la variété technique lui permet de se sortir de combats piégeux, un yuko puis une immobilisation en hon-gesa-gatame d’Ilia Sulumanidze contre le Russe Niiaz Bilalov, et voilà notre deuxième demi-finale des 100% officialisée. Les favoris sont au rendez-vous !
14h15. -78kg : Issoufi, toujours à sa main
Nouveau combat sans difficulté pour Kaila Issoufi, dont le tirage lui permet de monter tranquillement en puissance. Trois shidos contre la très tendre Ukrainienne Anna Kazakova, ving-deux ans, 62e mondiale. Un bon secouage pour faire tomber la troisième pénalité et voilà la Française en quart de finale contre la Japonaise Kurena Ikeda.
14h10. -100kg : Adamian/Arai en demi-finale
Cela ne traîne pas chez les -100kg. Arman Adamian, chambreur après sa victoire au golden score contre Zelym Kotsoiev, s’impose, là encore, d’un petit yuko contre l’Ouzbek Tulkinbek Turdiev, sur son ko-uchi-gari. Le Russe, d’origine arménienne de vingt-neuf ans, champion du monde 2023, affrontera en demi-finale le jeune Japonais de vingt et un ans, Dota Arai, auteur d’un massif o-soto-gari contre le Néerlandais Simeon Catharina. Prime à la jeunesse ou à l’expérience ?
13h45. -78kg : Tcheuméo KO
Deux shidos chacune distribués en une seule minute pour refus de saisie puis protection du bras. Les choses n’avaient vraiment commencé entre Audrey Tcheuméo et Yelyzaveta Lytvynenko que celle-ci, passant d’une garde de gauchère à celle de droitière lançait un sumi-gaeshi. Action dangereuse mais la Française arrivait sur le ventre. Sauf que… sauf qu’elle saisissait la cuisse de son adversaire lors de la projection. Troisième shido. Journée terminée pour Tchoumi, qui n’aura pas pu, pas su, s’exprimer durant ce huitième de finale.
13h30.-78 kg : Issoufi, entrée parfaite
Tête de série n°5, la Génovéfaine Kaila Issoufi, pour ses premiers championnats du monde seniors, fut bien concentrée pour battre la Lituanienne Migle Dudenaité, vingt sept ans et vingt-septième mondiale. Pensant plus à défendre, craignant les attaques de la Française, la judoka balte enchainait deux fausses attaques avant de plonger physiquement. Le moment où Issoufi lançait un o-soto-gari implacable !
13h05. -78kg : Sampaio en souffrance
Que ce fut dur pour la Portugaise Patricia Sampaio, médaillée olympique de bronze à Paris et en bronze également au récent Grand Chelem de Lausanne. Médaillée mondiale l’année dernière (c’était en bronze), la Lusitanienne a toutes les difficultés du monde à passer l’obstacle turc Tuana Gulenay, vice-championne d’Europe juniors début septembre et victorieuse des Jeux méditerranéens une semaine avant.
Un très bon mouvement d’épaule suivi d’un tani-otoshi, au golden score, déroulait Gulenay sur le dos pour un waza-ari salvateur.
12h35. -78kg : Tcheuméo, sans encombre
Face à la Britannique Emma Reid, n°12 et vice-championne d’Europe mi-avril à Tbilissi, Audrey Tcheuméo a imposé sa loi et son kumikata. Reid, très craintive, n’a jamais su par quel bout prendre ce combat contre la double médaillée olympique française (2012 et 2016), qui, patiente, se montrait plus active sans pour autant prendre de gros risques. Sur une action où Reid se retrouvait à genou, Tchoumi lançait un o-soto-gari pour waza-ari. Suffisant pour aller en huitième où, attention, c’est l’Émiratie Yelyzaveta Lytvynenko qui l’attend. Du gros calibre : en or à Douchanbé et Oulan-Bator cette année, en argent à Lausanne, elle reste sur une victoire contre la Tricolore en finale du Grand Chelem mongol.
12h15. -100kg : début de l’explication
Dans cette catégorie où le champion du monde en titre, le Russe Matvey Kanikovskiy, est absent – le Russe n’a plus combattu depuis le Grand Chelem de Tokyo en décembre dernier, les possibilités sont multiples. Bien malin qui pourra prédire le nom de celui qui montera sur la plus haute marche du podium dans cette catégorie où le niveau est exceptionnel. Des -100kg où les prétendants continuent d’avancer ce vendredi matin. L’Italien Gennaro Pirelli, n°1 mondial, par exemple : champion d’Europe, vainqueur de deux Grands Chelems (Oulan-Bator et Budapest), d’un Grand Prix, au Pérou, sur la seule année 2026. Pour son premier combat, il dispose du Suisse Daniel Eich d’un ippon-seoi-nage très enroulé à deux secondes de la fin du combat.
Autres prétendants ? Zelym Kotsoiev s’impose, serein, contre le Slovaque Benjamin Mataseje, sur un sumi-gaeshi parfaitement suivi en kuzure yoko shiho gatame. En huitième, il retrouvera un autre cador de la catégorie, du même âge que lui : le Russe Arman Adamian. Pour l’anecdote, les deux s’étaient affrontés en finale des championnats d’Europe et du monde juniors… en 2017.
Dota Arai, le jeune vice-champion du monde 2025, étudiant à Tokai, vainqueur à Paris début février, n’a pas à forcer son – très grand – talent pour battre le Chinois Fuchu Huang, coaché par Stéphane Traineau. Trois shidos et le tour est joué.
11h15. -100kg : le tour de chauffe commence
Début des premiers tours et victoires des favoris : le champion olympique azerbaidjanais Zelym Kotsoiev dispose facilement du Turkmène Baymyrat Majanov sur un o-uchi-gaeshi ; Kyles Reyes, le Canadien, élimine le Portugais Jorge Fonseca, au golden score, sur un ko-soto-gari; Nikoloz Sherazadishvili bat aux pénalités le judoka du Bahreïn, Said Sadrudinov, troisième au Grand Chelem de Lausanne et vainqueur du championnat d’Asie cette année; Daniel Eich, le Suisse, fait jouer sa technique pour marquer un waza-ari et un yuko sur ko-uchi-gari – une technique qui revient en grâce – au Chypriote Georgios Kroussanatakis.
10h30. Les dessous de Bakou, épisode 5
10h30. La parole à Issoufi et Tcheumeo ce vendredi
Cinquième sur les tablettes internationales comme Boukli, Deketer et Emé cette semaine, Kaila Issoufi se voit offrir deux premiers tours à sa main, avant un potentiel quart explosif contre la Japonaise Kurena Ikeda, qu’elle vient juste de battre fin août pour empocher du bronze au Grand Chelem de Lausanne. Il faudra rééditer la performance pour rallier le dernier carré, avec la perspective de croiser le fer avec l’actuelle leader planétaire, l’Allemande Anna Monta Olek. Là encore, leur dernier face-à-face, en finale du Grand Chelem de Tashkent 2026, avait (nettement) tourné en faveur de la combattante de Sainte-Geneviève-des-Bois. Avant de retrouver son aînée Audrey Tcheuméo pour se disputer l’or ? Il faudra pour cela que la doyenne de l’équipe de France sur ces championnats signe la journée parfaite, en surmontant un à un les obstacles Emma Reid (Grande-Bretagne), qui lui avait chipé le bronze mondial en 2024 au sol, Yelyzaveta Lytvynenko (Émirats Arabes Unis) qui a emporté la décision lors de leurs duels de 2026, et Alina Boehm (Allemagne), rien que dans son quart de tableau !
Chez les mi-lourds – catégorie la plus dense avec cinquante-six athlètes sur la ligne de départ, hormis les Russes Idar BIfov et Matvey Kanikovskiy (le tenant du titre), tout le top 15 est bien là ! Ce qui donne des combats dignes de phases finales dès le premier tour, comme celui opposant le champion d’Asie 2026 Said Sudradinov à l’Espagnol Nikoloz Sherazadishvili, ancien double champion du monde des -90kg, ou encore celui entre le Canadien Kyle Reyes, vice champion du monde 2022, et le Portugais Jorge Fonseca, sacré en 2019 et 2021 !
Retrouvez notre analyse complète du tirage au sort, avec notamment la présence de dix-sept masculins pour l’Azerbaïdjan par le jeu des wild cards.


