Maxime-Gaël N’Gayap Hambou, en bronze ce dimanche.
Crédit photo : Gabriela Sabau/IJF

Dernière journée de ce Grand Prix d’Autriche avec une beaucoup de jeunesse du côté tricolore : trois juniors avec Emma Feuillet-Nguimgo (PSG Judo) en -78kg, Léonie Minkada-Caquineau (SGS Judo) en +78kg et Mathéo Akiana-Mongo en +100kg, deux seniors première année avec Lila Mazzarino (PSG Judo), elle aussi en -78kg et Maxence Bordin (Arts martiaux Asnières) en -100kg. Enfin, Maxime-Gaël N’Gayap Hamou (Arts martiaux Asnières), du haut de ses seulement vingt-quatre ans, tenait le rôle de l’aîné expérimenté. Le médaillé olympique 2024 des -90kg, battu en tableau à Paris, qui assume d’ailleurs ce rôle de locomotive en allant chercher le bronze après cinq combats, dont deux belles victoires en éliminatoire contre le Bosnien Toni Miletic sur un ko-uchi-gari parfait et le Croate Dominik Druzeta sur un tani-otoshi imparable.
En quart, un uchi-mata gaeshi contre le Japonais Shunta Nakamura, 23 ans, jamais sorti sur le circuit mondial, envoie le Tricolore en demi-finale contre le Géorgien Luka Javakhishvili, 20 ans, 138e mondial. Un combat gaucher/droitier lors duquel N’Gayap Hambou prend un joli tai-otoshi à la volée, alors qu’il était mené d’un yuko. Si certaines pénalités avaient pu tomber contre ce jeune Géorgien et ses fausses attaques, le Français ne trouvait pas de solution pour faire chuter ce combattant médaillé européen en bronze et cinquième aux championnats du monde juniors 2025. Pour le bronze, Le Français profite d’une attaque totalement ratée de l’Espagnol Aaron Santamaria Rodriguez. Une médaille de bronze, cela ne se refuse pas lors d’une journée où l’Asniérois n’aura rencontré aucun judoka mieux classé que lui.

Une catégorie des -90kg réglée par Tato Grigalashvili, monté pour le coup (?) dans la catégorie supérieure. En demi-finale, son ura-nage, suite à une tentative vers l’avant face au Brésilien Rafael Macedo, cinquième aux JO de Paris (battu par N’Gayap Hambou), est une petite pépite. En finale, un ude-garami permet au vice-champion du monde 2025 des -81kg de s’imposer.
Une équipe géorgienne qui connaît une désillusion avec la défaite de son -100kg, Ilia Sulamanidze, vice-champion olympique et vainqueur du Grand Chelem de Tokyo en décembre. Un o-uchi-gari en cercle du Slovaque Benjamin Mataseje, 89e mondial, jetait un froid dans une salle acquise à la cause des hommes de Lasha Gujejiani.

Et les autres Français ? Léonie-Minkada Caquineau, junior deuxième année, échoue au pied du podium après une défaite pour le bronze face à l’Israélienne Yuli Alma Mishiner d’un yuko pris sur un o-soto-gari. Une Israélienne, senior première année, que la Française avait battue deux fois, dont une aux championnats d’Europe juniors 2025 en septembre dernier. Un duel que Mishiner mène désormais trois à deux. Une catégorie des +78kg où c’est la n° 1 israélienne, Raz Hershko, qui va emporter son quatrième Grand Prix. Battue par Julia Tolofua à Paris, retirée au dernier moment à Tashkent, la vice-championne olympique, se pare d’or sur un… ude-garami face à la Brésilienne Giovanna Santos. Un kansetsu-waza mis à l’honneur ce dimanche.

Mathéo Akiana-Mongo, junior troisième année, termine à la septième place avec deux défaites contre le colosse turc Ibrahim Tataroglu en quart de finale et le pieu finlandais Martti Puumalainen en repêchages. À noter que Tataroglu, fils de la légende Selim — quadruple médaillé mondial ainsi que douze podiums continentaux ! — remporte l’or en battant dès le premier tour le vice-champion du monde 2024 et 2025 (champion du monde en 2018 et vice-champion olympique 2020…) le colosse géorgien Guram Tushshishvili plaqué au sol sur o-soto-gari. Présent sur le circuit seniors depuis ses années cadets, ce colosse qui a de qui tenir, est désormais, tout comme Akiana-Mongo, junior troisième année. Il est encore probablement à 60-70% de son potentiel final. Ça promet !

En -78kg, surprise avec la victoire de la Guinéenne Marie Branser. Aidée par un tirage très favorable, cette combattante de 33 ans créée la surprise en battant la Néerlandaise Lieke Derks en finale sur un joli seoi-nage à gauche au golden score. Première victoire sur une compétition du circuit FIJ pour ce pays d’Afrique grâce à Branser.
Jeunesse et expérience, le cocktail de ce dimanche à Linz.