Mardi 6 octobre 2026 – Bakou (Azerbaïdjan)
-57kg / -73kg

Dayyan Boulemtafes, médaillé de bronze en -73kg
19h. 73kg : Tanaka champion du monde
Dans cette finale entre deux combattants exceptionnels avec une possible énorme bagarre en ne-waza, l’un des points forts des deux hommes, c’est finalement le Japonais qui trouvait la solution au golden score : alors que l’Emirati Makhmadbek Makhmadbekov cherchait une nouvelle fois le corps-à-corps, Tanaka rentrait son o-uchi-gari pour yuko. Du pur judo pour un premier titre de champion du monde seniors, quatre ans après celui décroché chez les juniors, lui qui n’avait pourtant pas été en vue lors des Grands Chelems de Paris et d’Oulan-Bator en première partie d’année. C’est aujourd’hui qu’il fallait être fort, et le combattant de Tsukuba n’a pas manqué le rendez-vous.
18h45. 73kg : Boulemtafes rallume la flamme !
Déjà médaillé européen en avril, Dayyan Boulemtafes, et on sait que c’est dur, confirme. Il a totalement dominé l’Israélien Elbaz, pourtant un homme qui monte lui aussi sous la houlette d’Alain Schmitt. C’est tout juste si ce dernier a pu poser les mains : waza-ari sur un premier seoi-otoshi au bout de trente secondes, un uchi-mata et un o-soto-gari auxquels il échappait de peu, avant de prendre un nouveau yuko sur un uchi-mata parti de très bas puis, la cerise sur le gâteau, cette tôle sur harai-goshi avec la main à la ceinture du jeune Français. Dayyan Boulemtafes est médaillé mondial des -73kg ce soir. Superbe !
18h30. 73kg : le dernier mot pour Mammadaliyev
Comme en -60kg, où c’était Ahmad Yusifov, et non le numéro un mondial Balabay Aghayev, qui allait le plus loin dans la compétition avec carrément un titre à la clé, pas d’Hidayat Heydarov dans le bloc final du jour, mais Rashid Mammadaliyev, cinquième mondial et récent vainqueur du Grand Chelem de Budapest. Face à lui, l’indomptable Brésilien Daniel Cargnin, en or quelques jours avant lui du côté de Lausanne. Deux hommes en forme donc, qui se rendaient coup pour coup pendant plus de sept minutes, jusqu’à ce que l’arbitre ne sanctionne le Sud-Américain une troisième fois pour non combativité, alors qu’il avait tenté un seoi à genoux (qui aurait pu lui valoir une fausse attaque, certes…) sur la séquence précédente. Qu’importe, la National Gymnastics Arena pouvait rugir de bonheur, le pays hôte engrange une deuxième médaille en trois jours.
18h20. -57kg : Omori prive Liparteliani du doublé
Quelle baston entre la Géorgienne et la Japonaise, qui disputait là ses premiers mondiaux seniors, quatre ans après une expérience en juniors conclue en argent! Athlète hybride, habile en contre, Omori s’évertuait à garder la distance pour se protéger des vérins de la tenante du titre. Si bien que Liparteliani n’aura jamais été en position de la déraciner comme elle a su le faire de toutes ses autres opposantes du jour… Moins bien physiquement à l’entame du golden score, elle laissait passer la hanche de Omori devant elle pour tenter de s’agripper par derrière, mais la Nippone faisait le pas de côté qu’il fallait pour éviter la saisie. Tombée à genoux, la Géorgienne n’allait pas se relever : Omori se glissait sous elle et plaçait ses deux pieds entre les jambes de Liparteliani pour la soulever et la plaquer sur le dos, avant un dégagement de jambe rapide pour aller chercher les cinq secondes d’immobilisation et le yuko de la délivrance. La souriante Nippone, apparue relax au moment d’entrer sur l’aire de combat, apporte déjà un quatrième titre au Japon, qui a tout raflé pour le moment chez les féminines.
18h05. -57kg : Perisic nouvelle venue sur le podium planétaire
Cinquième en cadettes en 2017, puis en juniors l’année suivante, et encore en seniors en 2021, avant une septième place l’an dernier, la Serbe tient enfin sa médaille mondiale! Son yuko marqué sur un ko-uchi-gari parti de loin aura fait la différence face à Seija Ballhaus, qui échoue comme sa soeur hier au pied du podium… Grise mine chez les Allemands, qui attendent encore leur première récompense cette semaine.
18h. -57kg : Cysique cinquième sur forfait
Partie à l’hôpital dans la foulée des premiers examens menés par le médecin de l’équipe de France sur place, la Française ne se présentait pas face à la Croate Ana Victorija Puljiz, vingt-quatre ans, qui débloque ainsi son compteur à ce niveau quatre ans après une troisième place aux championnats d’Europe.
15h05. Ce qu’il vous reste à vivre aujourd’hui (à partir de 18h – 16h heure française) :
-57kg
Combats pour le bronze
PULJIZ Ana Viktorija (CRO) – CYSIQUE Sarah-Léonie (FRA- AC Boulogne-Billancourt)
PERISIC Marica (SRB) – BALLHAUS Seija (GER)
Finale
LIPARTELIANI Eteri (GEO) – OMORI Akari (JPN)
-73kg
Combats pour le bronze
MAMMADALIYEV Rashid (AZE) – CARGNIN Daniel (BRA)
ELBAZ Yehonatan (ISR) – BOULEMTAFES Dayyan (FRA – PSG Judo)
Finale
TANAKA Ryuga (JPN) – MAKHMADBEKOV Makhmadbek (UAE)
15h00. -57kg : la cata pour Cysique
Stupeur et inquiétude. Alors que la demi-finale face à la Japonaise Akari Omori n’avait commencé que depuis vingt secondes, celle-ci lançait un ashi-guruma sur lequel la Française arrivait plein de dos mais avec une mauvaise réception. La caméra se focalisait sur le visage d’Omori qui semblait désolée d’avoir provoquée cela. Compétition très certainement finie pour la double médaillée olympique tricolore. Le Japon, lui, place comme hier deux représentants en finale.
12h40. -73kg : Boulemtafes ira chercher le bronze
Face à Ryuga Tanaka, le Français de vingt ans n’aura pas su, contrairement à ses combats précédents, trouver la solution. Face à un Japonais qui dégage des faux airs d’indolence et de lenteur, le Tricolore ne trouvait pas vraiment par quel bout prendre le judoka nippon. Et sur une action où Boulemtafes tombait au sol à genou, Tanaka lançait un o-soto-gari pour waza-ari. Le combat était plié. Il y a tout de même une médaille de bronze à aller chercher et ce sera contre l’Israélien Yehonatan Elbaz, 50e mondial seulement mais qui, lui aussi, fait une journée très consistante.
Tanaka ira chercher l’or mais attention ! En effet, l’Émirati Makhmadbek Makhmadbekov est très impressionnant depuis ce matin avec son ne-waza : deux juji-gatame et un kuzure tate-shiho-gatame très rapide contre le Brésilien Daniel Cargnin en demi-finale . Létal.
12h30. -57kg : Magnifique Cysique
Quel harai-goshi de Sarah-Léonie Cysique sur Marica Perisic ! Un mouvement sublime qui envoie la Tricolore en demi-finale contre la Japonaise Akari Omori, victorieuse du duel 100% Japon en quart de finale sur un tani-otoshi à gauche contre Momo Tamaoki.
Une victoire partout entre Omori et Cysique, les deux rencontres ayant eu lieu cette année, une fois à Paris, une fois à Oulan-Bator.
14h05. -73kg : Boulemtafes, direction les demies !
Face au judoka local Rashid Mammadaliyev, Dayyan Boulemtafes aura livré un combat parfait. Un duel de gauchers que le Parisien aura dominé, rendant son adversaire impuissant au fur et à mesure que le combat avançait. Disposant de plus de solutions techniques, le Français marquait deux yuko : un sur eri-seoi-nage, un autre avec son fameux de-ashi-barai. Voilà donc le jeune judoka français en demi-finale des championnats du monde. Un autre client l’attend, avec le Japonaise Ryuga Tanaka.
14h00. -57kg : Cysique, c’est clinique
Opposée à la Turkmène Maysa Pardayeva, vint et un ans, en or au Grand Prix de Chine cette année et cinquième aux championnats du monde à Budapest il y a plus d’un an, la Française ne faisait pas de faute et attendait celle d’une adversaire qui lançait systématiquement son ippon-seoi-nage à gauche. Mais sur une tentative, Pardayeva lançait en statique et tournait à moitié le dos. Cysique la punissait immédiatement en la poussant sur le dos. Waza-ari. Un avantage que l’ACBB Girl allait gérer parfaitement jusqu’à la fin. En quart de finale, il faudra passer l’obstacle serbe Marica Perisic, troisième du Grand Prix du Pérou en août.
13h40. -57kg : Liparteliani, la puissance !
Quelle projection de la championne du monde en titre géorgienne. Un arraché de face finalement orienté vers la droite qui enfonçait la Brésilienne Sarah Souza dans le tapis n°1. Impressionnant !
13h35. -73kg : Oui Dayyan !
Combat très tendu entre Danil Lavrentev et Dayyan Boulemtafes. Rien n’était marqué, le duel était équilibré même si le Russe donnait plus de signes de fatigue que le Français. Arrivait le golden score. Deux shidos partout. Le Russe passait sa hanche droite, Boulemtafes se mettait alors dans le dos pour lancer un ura-nage à gauche payant ! Déjà très chanceux au premier tour, le Russe Danil Lavrentev, visiblement hors de forme, venait de se faire catapulté vers l’arrière par le jeune Français. Voilà Dayyan Boulemtafes en quart de finale et se sera contre l’Azerbaidjanais Rashid Mammadaliyev !
13h20. -73kg : Tanaka à sa main
Il ne fait pas de bruit mais voilà Ryuga Tanaka en quart de finale après avoir très bien maîtrisé le jeune Tadjik Muhiddin Asadulloev. Un premier yuko marqué sur ko-soto-gari dès le début de combat. Avec sa garde unilatérale à droite, le Nippon, étudiant de Tsukuba, gérait son adversaire, tête de série n°1 avec des liaisons systématiques au sol dont la dernière serait concluante. Ippon sur immobilisation pour Tanaka qui retrouvera Leonardo Valeriani, l’Italien, pour une place dans le dernier carré.
13h10. -73kg : la réaction de Joan-Benjamin Gaba après son élimination
13h00. -57kg : Cysique, début idéal
Deux très jolis sasae-tsuri-komi-ashi contre la Finlandaise Pilha Matikainen, trente ans, 34e mondiale, en argent à l’Open panaméricain du Pérou en août. Jamais mise en danger
12h20. -73kg : Boulemtafes serein, Lavrentev miraculé
Combat de dingues entre Danil Lavrentev, le titulaire russe et Kazbek Naguchev, russe d’origine mais combattant depuis quelques années pour les Émirats arabes unis. Un judoka très fort chez les juniors pour la Russie, fils de Dhzanbolet Naguchev, le professeur de Timur Arbuzov au Judo Club de Touapsé, dont vous pouvez retrouver l’interview dans L’Esprit du Judo, actuellement en vente (cliquez ici pour l’acheter) Vainqueur des Jeux d’Asie la semaine dernière à Aichi-Nagoya, Naguchev domina nettement le combat jusqu’à la dernière seconde, avec deux yuko et un waza-ari marqué sur un uchi-mata gaeshi. Lavrentev était clairement hors du coup. En désespérance de cause, il lançait un uchi-mata alors que le gong allait retentir. Naguchev arrivait sur le genou droit avant d’être déroulé sur le dos. Waza-ari…puis ippon donné par les superviseurs. Etonnant vu que le premier impact au sol du néo-Émirati était sur le genou.
Suivait immédiatement après Dayyan Boulemtafes, désormais seul en course pour la France dans cette catégorie. Un premier waza-ari sur o-uchi-gari, un ippon sur un ushiro-gesa-gatame, et voilà le Parisien qui passe sans encombres l’Australien Kohsei Toyoshima, 21 ans, 40e mondial et vainqueur des Jeux d’Océanie 2026.
12h05. -73kg : Cargnin et Tanaka c’est oui, Shavdatuashvili, c’est non
Vice-champion du monde 2025, l’élégant judoka brésilien Daniel Cargnin lance un très joli ko-uchi-gari contre le Turkmène Meylis Shamuradov à quelques secondes de la fin et voilà le judoka auriverde en huitième de finale.
Dans le haut du tableau, Ryuga Tanaka régale avec un magnfique tai-otoshi sur le Bulgare Mark Hristov.
C’est déjà terminé en revanche pour Lasha Shavdatuashvili, sanctionné une troisième fois pour une fausse attaque sur o-soto-gari, contre le Kosovar Dardan Cena. Comme depuis dimanche, réaction d’incompréhension de la légende géorgienne. Un shido pourtant en cohérence avec la philosophie qui guide les sanctions depuis le début de ces championnats du monde.
11h35. -73kg : Gaba tombe de haut
L’action fut identique à ce que nous vîmes lors de la demi-finale entre Hifumi Abe et Takeshi Takeoka : un ippon-soi-nage lancé à l’arrêt et contré sur l’arrière. Même faute, même sanction. Cette fois-ci, la victime est Joan-Benjamin Gaba, battu d’un yuko après 6’41 de golden score par le Bulgare Victor Skerlev, 20 ans, troisième cette année au Grand Chelem d’Oulan-Bator et au Grand Prix de Chine. Un grand droitier à la belle allonge qui met plusieurs fois en danger le champion du monde en titre français sur sumi-gaeshi et o-uchi-gari. Gaba, lui, répondait avec son ippon-seoi-nage. Deux shidos partout lors de ce combat qui s’étirait en longueur. Un scénario qui plait et a très souvent souri au Parisien sur les dernières années. Pas cette fois-ci. Défaite au premier tour pour Joan-Benjamin Gaba.
11h05. -73kg : Boulemtafes avec sérieux
L’un des faits majeurs de cette édition 2026 a encore frappé : une attaque en ma-sutemi waza non préparée et lancée sur place et le shido pour fausse attaque tombait, implacablement. En l’occurrence, contre le Kazakhstanais Angsarbek Gainullin, vingt-huit ans, et adversaire de Dayyan Boulemtafes. Le jeune Tricolore, médaillé de bronze européen cette saison, l’emporte donc aux pénalités (trois shidos à deux) après s’être appliqué à ne pas faire d’erreur, à attaquer debout sur son o-uchi-gari et son uchi-mata.
Rien de marqué durant ce combat qui aura duré 2’34 au golden score mais une entrée en matière sérieuse et concentrée pour le judoka du PSG.
11h00. -73kg : Heydarov ne tremble pas
Sa dernière compétition remonte à juin 2026 et à une médaille de bronze au Grand Prix de Chine. Héros local, Hidayat Heydarov, champion d’Europe, du monde et olympique 2024, n’a que peu combattu depuis son sacre à Paris. Absent de dernière minute sur de nombreux tournois du circuit – la faute à un régime de plus en plus dur ? -, l’Azerbaidjanais est bien aligné, ce mardi, dans sa catégorie fétiche. Non tête de série, Heydarov avait un premier tour compliqué face au musculeux kosovar Akil Gjakova : un premier kata-guruma dont il a le secret et un sumi-gaeshi très vif et voilà le champion de tout un peu au deuxième tour contre le Finlandais Valtteri Olin.
10h35. -73kg : Ryuga Tanaka tranquille
Titulaire nippon de la catégorie, l’étudiant de l’université de Tsukuba, 22 ans et vainqueur du Grand Chelem de Tokyo en décembre dernier, passe sans encombre le Portugais Otvari Kvantidze sur une variante de sumi-otoshi. Pas forcément dans la liste des favoris du jour, le judoka nippon se retrouve dans le quart de tableau de la tête de série n°1, le Tadjik Muhiddin Asadulloev et de la légende géorgienne, champion d’Europe en titre, Lasha Shavdatuashvili.
10h30. Les dessous de Bakou, épisode 2
Replongez dans la journée d’hier, celle qui a vu Kelvin Ray battre la légende Hifumi Abe… On vous dit tout de cette version de l’histoire, que l’on aurait évidemment aimée, et son pendant cruel mais bien réel, dans ce deuxième épisode des Dessous de Bakou, la nouvelle série du podcast Hajime de L’Esprit du Judo.
10h30. Pour relancer la machine bleue
Telle est la mission des deux des quatre médaillés de l’édition 2025 – Sarah-Léonie Cysique troisième en -57kg et surtout le tenant du titre Joan-Benjamin Gaba en -73kg – et du jeune médaillé européen d’avril dernier Dayyan Boulemtafes.
En -57kg, si une finale Eteri Liparteliani/Sarah-Léonie Cysique semble tout à fait envisageable puisque les deux premières du classement mondial ne pourraient se rencontrer avant, il faudra toutefois pour la Française se sortir d’éliminatoires copieux, avec notamment la Turkmène Maysa Pardayeva, victorieuse à Qingdao il y a quelques mois, la Serbe Marica Perisic qu’elle retrouverait pour la dixième fois depuis 2018 (6-3 pour Cysique actuellement), et surtout la Japonaise qui émergera de la partie basse du tableau, après avoir peut-être dominé sa compatriote : Momo Tamaoki ou Akari Omori ?
Chez les -73kg, le nom de Joan-Benjamin Gaba, tenant du titre, était forcément attendu au tournant au moment de la répartition des engagés de cette catégorie à cinquante combattants. Il est sorti en toute fin, en face de celui du Bulgare Victor Skerlev, troisième au Grand Chelem d’Oulan-Bator puis au Grand Prix de Qingdao avant l’été. Une entrée en manière qui promet d’être énergique avant d’enchaîner sur l’Israélien Yehonatan Elbaz puis l’Américain Jack Yonezuka pour pouvoir espérer basculer en quarts. Pour sa première à ce niveau, Dayyan Boulemtafes a hérité au premier tour du Kazakhstanais Angsarbek Gainullin, qu’il avait sorti en éliminatoires en Mongolie fin juin. Rien d’insurmontable donc, avant de probablement jouer son ticket pour les quarts contre le Russe Danil Lavrentev, champion d’Europe 2025, ou son compatriote devenu Émirati Kazbek Naguchev, vainqueur en début de semaine des Jeux d’Asie en dominant notamment le numéro un mondial tadjik Muhiddin Asadulloev, qui figure dans le même demi-tableau que tout ce petit monde.
Retrouvez notre analyse complète du tirage au sort, avec notamment la présence de dix-sept masculins pour l’Azerbaïdjan par le jeu des wild cards.


