Alors que la saison 2026-2027 s’apprête à débuter, le directeur général de France Judo Sébastien Nolesini revient sur l’année écoulée, et plus globalement sur la dynamique enclenchée depuis fin 2024 et le début du second mandat de Stéphane Nomis à la tête de la fédération. Point(s) d’étape autour de six thématiques, parmi lesquelles la poursuite du programme 1000 Dojos, le développement du jujitsu brésilien ou encore les finances fédérales.
Quel bilan pour cette saison écoulée ?
Du record de participation aux championnats du monde vétérans et kata organisés à Paris au dénouement spectaculaire de la quatrième saison de Judo Pro League, en passant par un Grand Chelem de Paris à guichets fermés, la saison 2025-2026 n’a pas manqué d’événements marquants selon le directeur général de France Judo.
« 1000 Dojos », où en est le programme ?
Avec déjà plus de cinq-cents nouveaux lieux de pratique créés, le programme « 1000 Dojos » constitue indéniablement le chantier phare de développement de France Judo. Une action saluée dans tout le monde sportif, qui préfigure du modèle du club de demain et que la fédération entend bien poursuivre malgré la fin des financements par l’Agence Nationale du Sport.
Quelle stratégie de développement pour le jujitsu brésilien ?
Après une première saison qui aura vu la création d’un CQP et de quatre compétitions dont les premiers championnats de France Open JJB, France Judo compte passer la vitesse supérieure en 2026-2027 pour le jujitsu brésilien, avec des événements prévus dans chaque ligue et un passage de grade spécifique à la discipline.
Finances, où en est la fédération ?
Soucieuse de diversifier ses revenus depuis la première élection de Stéphane Nomis en 2020, la fédération, dont le budget dépasse aujourd’hui les 43 millions d’euros, défend toujours son modèle mutualiste, avec une importante distribution dans les territoires et sans augmentation prévue du prix de la licence pour la saison 2026-2027.
Quels sont les points à améliorer ?
Conforté dans le savoir-faire des équipes fédérales, le directeur général de France Judo regrette le manque de faire savoir, qui entraîne une déperdition de l’information avant qu’elle n’arrive dans les clubs, auprès des professeurs et des bénévoles – auprès de qui il entend également améliorer l’accompagnement – ainsi que des licenciés.
Quelles sont les ambitions pour les mois à venir ?
Fidèle à sa culture de l’engagement, qui l’a amenée à monter au créneau l’an passé suite à la suppression du Pass Sport, France Judo veut continuer d’oeuvrer pour l’accessibilité au plus grand nombre de ses différentes disciplines. L’obtention en début d’année 2026 de la délégation ministérielle pour le para-judo adapté constitue ainsi l’un des enjeux pour la saison à venir.


