
Crédit photo : Tamara Kulumbegashvili/IJF
Elle restera comme la première championne olympique canadienne de l’histoire. C’était à Paris en -57kg. Christa Deguchi, trente ans, vient d’annoncer sa retraite sportive.
Née au Japon, à Nagano, d’un père canadien et d’une mère japonaise, elle débute le judo à trois ans. Très forte lorsqu’elle est au lycée, elle remporte deux médailles mondiales juniors, le bronze en 2013 et l’argent en 2014, déjà en -57kg. Barré notamment par Megumi Tsugane et Tsukasa Yoshida dans cette catégorie, Deguchi choisit de combattre pour le Canada pour lequel elle débutera en octobre 2017 sur le Grand Chelem d’Abou Dhabi. La suite ? Deux titres de championne du monde en 2019 et 2023, trois titres continentaux, onze victoires en Grand Chelem.
Pendant deux olympiades, elle connaîtra une concurrence nationale féroce avec Jessica Klimkait, désignée titulaire pour les JO 2020 à Tokyo, où elle se parera de bronze. Hésitante quant à mettre fin à sa carrière après cette non-titularisation, Deguchi, droitière aux ashi-waza magnifiques, ne se résigne pas et repart pour une olympiade qui la verra sacrée le 29 juillet 2024 à Paris contre la Coréenne Mimi Huh.
Depuis, elle s’était laissé le temps de la réflexion. Mais l’envie n’était plus là, comme elle le déclara lors de son annonce : « cela fait vingt-sept ans que je fais du judo. Je me préparais tranquillement, mais je ne me sentais pas capable. C’était un peu plus difficile, notamment avec les pertes de poids et tout ce que ça entoure. Je ne sentais pas que la flamme était encore présente pour vivre avec tous les sacrifices que ça implique. Je me doutais que c’était la fin, mais je voulais me laisser du temps pour en être pleinement certaine. »
Sans savoir précisément de quoi sera fait son avenir professionnel, Christa Deguchi a exprimé l’idée de rester dans le judo.


