Dimanche 4 octobre 2020 – Brest (Finistère)
Championnats de France première division seniors par équipes féminines

Troisième victoire consécutive lors de cette compétition pour l’ESBM Judo.
Crédit photo : Emmanuel Charlot/L’Esprit du Judo

16h10. Pinot offre le triplé à l’ESBM !
Tout s’est donc joué sur les -70kg ce dimanche. Un scénario idéal pour le public puisque le suspens restait en entier quant à savoir qui allait devenir champion de France par équipes aujourd’hui. Un score de 2 à 2 entre l’ESBM Judo et SGS Judo avant que Margaux Pinot et Kaila Issoufi montent sur le tatami n°2 Brioche Dorée. Mais ce combat décisif ne dura pas puisque sur la seconde séquence Margaux Pinot qui tenait le bout de manche de son adversaire lançait un sode-tsuri-komi goshi supersonique qui déroulait la Génofévaine sur le dos. Un point décisif qui faisait bondir Alain Schmitt de sa chaise, félicitant tour à tour ces cinq combattantes, visiblement très fier d’elles. Car la rencontre fut acharnée. Le premier point revenait à l’équipe Rouge et Blanche avec une Léa Fontaine dont l’impact lorsqu’elle posait sa main droite dans le dos de Malonga faisait reculer par deux fois la championne du monde des -78kg en dehors de la surface de combat. Léa Fontaine, junior 2e année, qui ne craignit nullement son aînée, faisant face, et jouant sa partition à la quasi-perfection. Trois shidos pour Malonga et 1-0 pour SGS. Puis 1-1 partout avec la victoire nette d’Astride Gneto sur Mélodie Vaugarny. La première imposait son kumikata de fer avant de lancer un o-soto-gari à droite en fin de combat pour un waza-ari décisif lors d’un combat qu’elle domina outrageusement.
Mathilde Briant redonnait l’avantage à Sainte Gen’, battant Fatiha Moussa aux shidos avant que Manon Deketer ne remette les deux équipes à égalité. Face à Cloé Yvin, la judokate de l’EBM Judo contre celle-ci sur un uchi-mata gaeshi avant de garder, tant bien que mal, son avantage. Prenant deux shidos, subissant les attaques de la judokate génofévaine (et bretonne), celle qui a fini 5e fin février au Grand Chelem d’Allemagne pliait mais ne rompait pas. Sans doute aucun le combat décisif de cette finale.
Avec cette victoire, l’ESBM Judo fait donc le triplé après 2018 et 2019 (à chaque fois contre SGS Judo en finale), avec une Margaux Pinot impériale ce dimanche. La championne d’Europe 2019 s’est en effet montrée très dynamique, dégageant beaucoup de fraîcheur.

15h40. L’USO à nouveau en bronze
Elles aussi à quatre combattantes, le JC Pontault-Combault n’a pas résisté au collectif orléanais. En -57kg, Hélène Receveaux ouvrait la voie avec un magnifique ko-soto-gari sur le pied opposé de la championne de France 2019, Gaétane Deberdt. Un mouvement au “feeling” alors que le golden score venait juste de débuter et que la médaillée mondiale 2017 revenait avec un strap autour de la tête.
En -63kg, Agathe Devitry apportait le second point, dominant du début à la fin son combat contre Gabrielle Barbaud. Adepte des mouvements de jambe, la championne de France 2019 en -63kg trouvait d’ailleurs l’ouverture sur l’un de ces derniers. Un waza-ari suffisant pour la gagne du combat et de la rencontre puisque le JC Pontault-Combault ne présentait personne face à Melissa Heleine.
Une combattante dont on apprenait à l’instant qu’elle arrêtait sa carrière pour se consacrer à ses études. Rappelons qu’elle est championne de France en titre en -70kg.

Nouvelle médaille de bronze pour les féminines de l’US Orléans.
Crédit photo : Emmanuel Charlot/L’Esprit du Judo

15h15. Champigny en toute logique
Toute la journée à quatre combattantes (pas de -63kg avec l’absence de Clarisse Agbegnenou), le club campinois va tout de même chercher la première médaille de bronze du jour. Avec Amandine Buchard, en -57kg ce dimanche, en vraie locomotive du groupe de Barbara Harel. Vainqueur de Hélène Receveaux lors du choc face à l’US Orléans, elle  met son équipe sur orbite avec sa victoire contre Maryline Louis-Sidney sur un coup du volant en contre. Variant son kumikata, dangereuse avec son sode-tsuri-komi-goshi et un o-soto-gari, elle se sera montrée très incisive tout au long de la journée. On a maintenant hâte de la voir retrouver les tatamis internationaux.
Un partout après la victoire sans combattre d’Ayse Gokmen. Puis 2-1 avec la victoire de Clément Emé sur un sode-tsuri-komi-goshi et finalement 3-1 avec le yoko-guruma de Anne M’Bairo contre Chloé Buttigieg (ex Dollin). Une action identique – ou presque – à celle face à Madeleine Malonga, à la différence que Campinoise arrivait à tourner les hanches pour plaquer la Niçoise sur le dos. 

La joie des Campinoises, premières médaillées du jour.
Crédit photo : Emmanuel Charlot – L’Esprit du Judo

14h30. Bloc final 
Finale :
Étoile sportive de Blanc-Mesnil Judo/Sainte-Geneviève Sports Judo
Places de troisième :
Nice Judo Alliance/RSC Champigny
JC Pontault-Combault/US Orléans Loiret JJJ

14h10. L’ESBM défendra bien son titre

Margaux Pinot lancera idéalement l’ESBM Judo contre le RSC Champigny de Clémence Emé.
Crédit photo : Emmanuel Charlot/L’Esprit du Judo

Grosse demi-finale sur le papier entre le RSC Champigny et l’ESBM Judo. Un duel qui commençait par le combat entre Margaux Pinot et Clémence Emé. Comme à son habitude, Pinot cherchait au départ la solution sur ses mouvements d’épaule. Mais à une minute de la fin, cette dernière lance un seoi, Emé l’esquive, lance un ko-uchi-gari dans la continuité de l’action et marque waza-ari. Colère d’Alain Schmitt avant d’exulter quelques secondes plus tard grâce au ko-uchi-makikomi à gauche de la médaillée mondiale qui plaquait Emé sur le dos à 17 secondes de la fin du combat !
1-0 pour l’ESBM puis 2-0 avec la victoire expresse de Madeleine Malonga contre Anne M’Bairo. La première monte fort sa main droite dans le dos, la Campinoise la colle pour l’arracher mais la championne du monde reste accrochée en ko-uchi-gari. Les deux corps basculent vers l’arrière pour un ippon qui permet à l’ESBM de se qualifier puisque l’équipe campinoise n’est composée que de quatre combattantes. Un dernier combat a lieu entre Blandine Pont et Astride Gneto. Cette dernière lance sasae-tsuri-komi-ashi puis pousse son action jusqu’au bout avant de dégager sa jambe pour finir en immobilisation.

14h00. Yvin envoie SGS en finale
Elle donne l’impression d’être très confiante et tranquille depuis ce matin. Cloé Yvin, la -63kg du club Rouge & Bleu ne perd pas l’occasion de s’adjuger la victoire très rapidement dans cette demi-finale. En effet, alors que le score est de 2 à 2, elle place un sankaku-jime à Gabrille Barbeaud du JC Pontault-Combault à la trentième seconde de combat et qualifie par la même son équipe pour une nouvelle finale par équipes ! Tellement sûr que sa protégée ne lâcherait pas, Laurent Bosch, le coach de l’équipe génofévaine nettoyait scrupuleusement sa chaise et son accoudoir comme le protocole l’exige. Une rencontre qui s’est avérée indécise puisque SGS menait rapidement 2 à 0 grâce à Issoufi qui plaçait un ko-soto-gake vainqueur en -70kg. Dans la tribune au-dessus du tapis Brioche Dorée montaient les “Kaila, Kaila !” du clan Rouge & Blanc, emmené par son emblématique président, Pascal Renault. Puis suivait Léa Fontaine qui faisait face à Stessie Bastareaud. La championne d’Europe juniors 2019 en +78kg trouvait la solution sur un o-uchi-gari suivi en immobilisation. Pénélope Bonna redonnait espoir à son équipe en marquant waza-ari sur uchi-mata en bordure. Puis 2-2 avec la victoire autoritaire de Gaétane Deberdt sur un sumi-gaeshi. Mais c’est bien SGS qui jouera le titre grâce à sa bretonne, Cloé Yvin.
Troisième finale consécutive pour le club génovéfain !

13h30. IRM demain pour Mélanie Clément
Touchée au genou droit, la -48kg de Marnaval est sortie strappée du local médical de la compétition. On apprenait qu’elle passerait demain une IRM pour en savoir plus sur cette blessure. Rappelons que Mélanie Clément est sélectionnée pour le Grand Chelem de Budapest (23-25 octobre) et les championnats d’Europe (19-21 novembre).

13h00 Mélanie Clément blessée ? 
Alors que les repêchages voient Nice Judo Alliance et l’US Orléans l’emporter on est frappé de l’ambiance assez calme qui règne actuellement au sein de la Brest Arena. À noter, surtout, la sortie du tatami en pleurs de Mélanie Clément, portée par sa coéquipière Mathilde Gil sur une chaise. La médaillée de bronze du dernier GC de Paris ne pouvait en effet visiblement pas poser son pied droit au sol.

12h35. Les demi-finales du jour 
SGS Judo/JC Pontault-Combault
ESBM Judo/RSC Champigny



Les quatre équipes demi-finalistes : Sainte-Geneviève Sports, JC Pontault-Combault, ES Blanc-Mesnil Judo et RSC Champigny. Crédit Photo : Emmanuel Charlot / L’Esprit du Judo

12h25. L’ESBM Judo toujours aussi tranquille, Champigny passe Marnaval
Nouvelle victoire trois à zéro pour l’équipe d’Alain Schmitt. Premier combat de la journée pour Madeleine Malonga qui gratifie le public d’un joli uchi-mata contre la combattante du Judo 83 Toulon. Astride Gneto et Fatiha Moussa apportent leurs écots pour permettre à l’équipe de se qualifier pour la demi-finale où elle rencontrera le RSC Champigny qui vient de battre le Sporting Marnaval trois victoires à une. Alors qu’il n’est pas 13h, les repêchages ont déjà commencé ici à la Brest Arena.

12h00. Sainte Geneviève Sports Judo/JC Pontault-Combault, première demi-finale du jour
Parcours presque toujours aussi tranquille pour le SGS Judo de Laurent Bosch. Opposée à Nice Judo Alliance. Une victoire trois à un, initiée par Léa Fontaine qui battait Valentine Marchand sur un coup du volant à gauche bien suivi en immobilisation et conclue par Cloé Yvin, qui battait Ayse Gokmen sur deux contres puissants, après des mouvements d’épaule de la Niçoise. Entre temps, Mélodie Vaugarny mettait un joli ippon sur tai-otoshi à droite contre Noémie Brochot. Sur le tapis n°2 Brioche Dorée, le JC Pontault-Combault se qualifiait avec autorité pour atteindre la demi. Gaétane Deberdt, championne de France 2019 en -57kg apportant le dernier point sur un juji-gatame contre Lisa Marchese. Le ne-waza ? Un domaine où Deberdt se montre très efficace. Auparavant, Stessie Bastareaud, en +70kg, gagnait rapidement son combat en plaçant un harai-goshi makkikomi à droite. Pénélope Bonna plaçait, elle, un joli morote-seoi-nage à Laetitia Payet pour un premier waza-ari, suivit en fin de combat d’un uchi-mata à gauche.
La première demi-finale de ce dimanche est donc connue et opposera SGS Judo au JC Pontault-Combault.

11h40. Champigny plus fort que l’USO
Non tête de série du fait de son absence l’année dernière à Trélazé, le RSC Champigny ne se trouvait pas protégé lors du tirage au sort vendredi soir. Mais dans le même temps, avoir le vainqueur de la Champions League 2019 dans son quart se voyait être un cadeau empoisonné. À ce compte c’est l’US Orléans qui en subissait les conséquences. Vainqueur de l’Europa League, les Orléanaises retrouvaient donc les Campinoises dès le deuxième tour. Une équipe privée de Clarisse Agbegnenou “qui se trouve être dans une période d’incertitude, de flou et qui nous a demandé de ne pas participer, expliquait le président de Champigny, Philippe Sudre. En effet, il a fallu qu’elle digère le report des JO et à l’heure actuelle, on ne sait toujours pas si Budapest et les championnats d’Europe auront bien lieu, compétitions pour lesquelles elle est sélectionnée. Ces objectifs indivuels, dont évidemment le titre olympique, priment sur  le reste. Nous l’avons donc autorisée à ne pas combattre ce week-end.” Une absence qui n’a pourtant pas empêché ses copines de l’équipe, réduite à quatre judokas, de l’emporter face à l’USO et ses toris championnes de France 2019.
En -52kg, Blandine Pont (normalement en -48kg) tentait de trouver la faille sur son ippon-seoi-nage à gauche avant de finalement réussir au golden score, déroulant ainsi Doriane Colman sur le dos. En -57kg, affrontement très excitant entre Hélène Receveaux et Amandine Buchard, montée de catégorie pour l’occasion. Cette dernière se focalisait sur la manche droite de l’Orléanaise au début du combat. Mais sur un début de séquence où cette dernière arrivait à mettre son kumikata en place (main droite en haut, main gauche au revers), Buchard lançait pour la première fois son kata-guruma, profitant que son adversaire soit venue se coller à elle et poussait son action jusqu’au ippon. Cri de rage de Buchard qui serrait le poing. 2-0 pour Champigny puis 2-1 avec la victoire d’Agathe Devitry en -63kg, se présentant seule sur le tapis. En -70kg, remake de la finale des CF seniors 2019 entre Clémence Emé et Melissa Heleine. Si à Amiens, c’était cette dernière qui l’avait emporté, ce dimanche, c’est Emé qui s’impose sur un mouvement d’épaule que Heleine esquive avant qu’Emé se relève pour pousser son adversaire sur le dos, dans la continuité de l’action. Un waza-ari qui s’avérera décisif. 3-1 pour Champigny dont la détermination à remporter ce choc transpira à chaque minute.

11h10. JC Pontault-Combault/Blanc Mesnil Sport Judo en 1/4 de finale
Victoire facile du Blanc Mesnil Sport Judo qui rejoint en quart de finale le JC Pontault-Combault. Dans l’autre quart de tableau, victoire là aussi expéditive de Sainte Geneviève Sports Judo qui attend son adversaire : ou FLAM 91 pour un duel 100% essonnien ou Nice Judo Alliance. Une compétition féminine qui prend plus son temps aujourd’hui puisqu’il est rare que les trois tapis soient occupés au même moment. Un public plus clairsemé (la présence de Teddy Riner y était évidemment pour quelque chose) et parmi lequel on entend descendre clairement les encouragements à une athlète.

10h40. L’US Orléans uniquement en ne-waza
Parmi les favorites du jour avec ses trois championnes de France seniors 2019 (Agathe Devitry en -63kg, Melissa Heleine en -70kg et Julia Tolofua en +78kg), l’équipe orléanaise débutait sa compétition contre le JC Coudekerquois. Une rencontre que les filles d’Anthony Rodriguez va s’adjuger uniquement au sol : immobilisation en tate-shiho-gatame pour Hélène Receveaux, en yoko-shiho-gatame pour Devitry et en sankaku-jime (son spécial) pour Melissa Heleine.
Le prochain tour sera déjà une finale pour l’USO puisqu’elle rencontrera le RSC Champigny !

10h20. L’ESBM sans souci
Tenantes du titre, les féminines d’Alain Schmitt passe sans encombre leur premier contre l’AJBD 21-25. Victoires de Fatiha Moussa, Manon Deketer et Margaux Pinot qui ne laisse aucune chance à la championne de France juniors 2020 des -70kg, Lucie Jarrot. Toujours plus rapide sur le kumikata et les attaques, la médaillée mondiale s’impose au sol sur un juji-gatame. Madeleine Malonga n’aura donc pas à monter sur le tatami. À noter l’absence de Priscilla Gneto, forfait à cause d’une blessure à l’épaule.
Un dimanche où la Brest Arena est moins remplie qu’hier à la même heure mais où l’ambiance monte toujours aussi sec dès qu’un club breton se présente.

10h00. Entrée en lice de l’ESBM Judo, Judo 83 passe sans combattre.
Se présentant sur le tapis n°2, le Judo 83 (club toulonnais) se qualifie pour le prochain tour sans combattre. En effet, l’ACBB Judo de Sarah-Léonie Cysique ne se présentait pas sur le tatami Brioche Dorée.

9h50. La Brest Arena se réveille
Avec l’entrée des locales du Sei Bu Kan, le volume est monté de plusieurs crans dans les tribunes. Pas de quoi faire cogiter Coraline Marcus-Tabellion, qui offrait rapidement le premier point à son équipe du FLAM 91. Soukhaina Harachi doublait la mise dans la foulée, avant que ne s’avance Carla Hackspill, toute jeune combattante classée septième des France cadettes en 2019. Face à elle, Morgane Dormap et toute l’enceinte brestoise, pour un combat que l’Essonnienne pensait avoir gagné par son waza-ari marqué à l’entame de la dernière minute. La Bretonne enchaînait les bonnes séquences au sol, et se voyait récompensée sur le gong en recollant à un waza-ari partout. Le golden score s’engageait alors, et c’est Dormap qui sauvait l’honneur des siens en marquant un second waza-ari. L’espoir n’était malheureusement que de courte durée puisque Laura Fuseau ne laissait aucune chance à Romane Bellec. Dans l’intervalle, c’est l’AJ 54 qui s’offrait le JJJC Poissy, alors que le Nice Judo Alliance de Maryline Louis-Sydney, troisième des France seniors 2018, et d’Ayse Gokmen, vice championne de France juniors en début d’année, disposait en trois combats d’Ajaccio Judo.

9h20. Sainte-Gen’ impeccable, Pontault à la cinquième manche
Les Rouge et Blanc, finalistes l’an passé à Trélazé, ont parfaitement géré leur entame de championnats en remportant leurs trois premiers combats contre La Couronne Grand Angoulême Judo. De leur côté, les combattantes du JC Pontault-Combault, en bronze en 2019, s’en sortent au dernier combat face au Dojo Nantais, grâce à un combat solide de la championne d’Europe 2011 Pénélope Bonna, incisive d’entrée avec son yoko-tomoe-nage, avant de conclure d’un mouvement d’épaule.

9h00. Deuxième journée de compétition ici à la Brest Arena, avec l’entrée en lice des féminines. Vingt-sept équipes sur la ligne de départ ce matin.