Lasha Gujejiani.
Crédit photo : Tamara Kulumbegashvili/IJF

C’est une période inhabituellement intense que connaît le judo d’Europe de l’est et d’Asie centrale, en particulier au niveau de ses staffs.
Il y a deux jours, Lasha Gujejiani, responsable de l’équipe nationale masculine géorgienne depuis 2020 avec laquelle il remporta deux titres olympiques et cinq médailles d’argent a annoncé quitter son poste.
Dans le même temps, Aleksei Budolin, ancien responsable de l’équipe suisse et qui avait été choisi, fin 2025, pour être le patron de l’équipe d’Ouzbékistan (après Ilias Illiadis) quittait son poste.
Une concomitance qui, on pouvait s’en douter, n’avait rien d’un hasard. En effet, hier, plusieurs indices – notamment sa présence à Tashkent – laissaient entendre que Lasha Gujejiani deviendrait le nouveau responsable de l’équipe ouzbèke.

Autre pays et autres informations : le 5 juin, Irakli Uznadze, ancien responsable de l’équipe de Géorgie puis de Turquie, était nommé responsable du Tadjikistan, en lieu et place de Foteh Makhmadbekov, oncle de Somon, médaillé olympique de bronze à Paris en -81kg. Foteh Makhmadbekov – professeur du Judo Club Mori à Irkoutsk en Russie – n’a pas souhaité travailler avec Uznadze au sein de l’équipe nationale. Une nomination dont découlait l’absence des judokas tadjiks au Grand Chelem de Mongolie, Uznadze souhaitant faire une revue d’effectif.
Mais, surtout, une nomination qui passe mal puisqu’aujourd’hui la fédération tadjik aurait suspendu pour quatre mois plusieurs judokas dont Obid Dzhebov, médaillé de bronze aux championnats du monde 2025 (le tombeur d’Hifumi Abe) et vice-champion d’Asie 2026 en -66kg, de Somon Makhmadbekov, vainqueur du Grand Chelem de Douchanbé et vice-champion d’Asie cette année et Temur Rakhimov, médaillé olympique de bronze 2024 et mondial 2025 en +100kg.
Au total, ce sont sept judokas qui ont été suspendus (avec donc normalement impossibilité de participer aux Jeux asiatiques et aux championnats du monde en Azerbaïdjan) pour les raisons suivantes : absence aux stages nationaux, refus de suivre la préparation de l’équipe nationale et manque de réponses aux demandes du staff national.