
Crédit photo : Jeux méditerranéens 2026.
Après Tarragone (Espagne) en 2018 et Oran (Algérie) en 2022, les Jeux méditerranéens prenaient, cette année, la direction de l’Italie et des Pouilles. Rendez-vous à Tarente pour cette XXe édition.
Une édition 2026 à vingt-deux nations (vingt-trois en 2022, vingt-quatre en 2018) et 155 judokas (157 en 2022, 165 en 2018).
Parmi eux, quatorze jeunes Français, dont plusieurs avaient été médaillés continentaux ou mondiaux cadets ou juniors. Un groupe dont les judokas les plus âgés étaient Maxime Gobert (-73kg, OJ Nice) et Tieman Diaby (+ 100kg, AJA Paris XX) et leur vingt-cinq ans. Aucune catégorie ne dépassait les seize combattants (le nombre d’engagés en -81kg) alors que trois catégories féminines comptaient moins de dix présentes. Une événement qui comptait toutefois quelques (très) bon judokas du circuit dont plusieurs de l’équipe croate, comme la n°1 mondiale des -70kg, la Lara Cvjetko, vice-championne du monde 2025 et première au Grand Prix de Chine.; ou la n°5 mondiale en +78kg, Helena Vukovic, troisième à Quingdao et cinquième aux championnats d’Europe 2026. Au total, ces Jeux méditerranéens comptait vingt judokas classés parmi les vingt premiers mondiaux de leur catégorie, mais aucun Français.
Bilan ? Une unique médaille d’or tricolore et elle va à Aleksa Mitrovic (JC Monaco) en -90kg. Quatre combats mais, surtout, une victoire en finale contre l’Italien Christian Parlati, champion d’Europe fin avril et vainqueur du Grand Prix du Mexique en octobre 2025, mais sans résultats depuis. Le Français, septième du Grand Prix du Pérou mi-août et vainqueur, une semaine après, de l’Open panaméricain dans la même ville, arrivait à piquer le Transalpin au sol, anticipant parfaitement une sumi-gaeshi trop lent.
Les autres médailles seront en bronze : deux pour les masculins avec Alexis Renard (PSG Judo) en -66kg s’incline en demi-finale contre le Serbe Marko Jorgic, encore junior et futur vainqueur. Francis Damier (Stade Bordelais Judo) en -100kg, perd d’entrée contre l’Algérien Rayane Benatia – finalement cinquième – puis remonte les repêchages pour finalement s’imposer au Tunisien Koussay Ben Ghares . Les féminines en ramènent trois : Doria Boursas (Arts martiaux Asnières) en -63kg, qualifiée pour le dernier carré après avoir battu en quart, sur le gong et alors qu’elle était menée, la Croate Iva Oberan, n°6 mondiale et médaillée de bronze aux championnats d’Europe 2026, perd en demie contre la puissante kosovare Laura Fazliu, troisième au Grand Prix de Chine avant d’aller chercher sa place sur le podium en battant la Serbe Jelena Nisavic; Ilana Bouvier (La Couronne Grand-Angoulême Judo), en -78kg, perd lors son premier combat contre la puissante Turque Tuana Gulenay, également troisième au Grand Prix de Quingdao fin juin et qui remportera la compétition, avant de faire jouer son uchi-mata et son o-uchi-gari pour terminer à la troisième place. Enfin, Grace-Esther Mienandi (RSC Montreuil Judo), en +78kg, finit elle aussi sur la boîte avec, au total deux victoires (aux pénalités), et une défaite, contre la Croate Helena Vukovic, en demi-finale.
Un bilan de six médailles (dans la lignée des deux éditions précédentes en termes de nombres de podiums), qui place la France à la huitième place (quatrième rang pour les masculins, onzième pour les féminines) d’un classement dominé par la Turquie (trois titres, deux médailles de bronze), la Croatie (deux titres, deux médailles de bronze) et l’Italie (un titre mais sept médailles dont trois d’argent et de bronze). En comparaison, la France avait terminé à la cinquième place en 2022 à Oran (un titre, une médaille d’argent et cinq de bronze) et à la huitième place également en 2018 à Tarragone, avec six médailles de bronze. Une médaille d’argent, enfin, en équipes lors d’une épreuve où si la France domine très nettement son quart de finale (quatre à zéro contre la Serbie) et sa demie (quatre à zéro contre la Slovénie, elle se montre nettement dominée par l’Italie en finale (quatre à un), dans une ambiance survoltée.


