Dimanche 28 avril 2024
Épreuves par équipes mixtes (-57kg, -70kg, +70kg F et -73kg, -90kg, +90kg M)

Quatrième jour des championnats d’Europe 2024.
Crédit photo : L’Esprit du Judo

16h50. Et la France reprit son bien !
Les passionnés qui auraient parié sur un tel scénario auraient été sans doute pris ou pour des prétentieux ou des illuminés. Et pourtant c’est bien une victoire nette, limpide et fracassante que s’offre l’équipe de France face à la Géorgie. Un score sans appel de quatre à zéro !
Faiza Mokdar lançait le train tricolore, battant aux pénalités son bourreau des individuels, Eteri Liparteliani. Cette fois-ci les arbitres et superviseurs ne laissaient pas la médaillée d’or du Grand Chelem de Paris s’épuiser à attaquer sans pour autant ne pas sanctionner son adversaire, qui avait toutes les peines du monde à poser ses mains sur le judogi de la Parisienne.
1—0 puis 2-0 avec la victoire convaincante de Joan-Benjamin Gaba qui plaçait un o-uchi-gari à gauche au golden score au fatigué Lasha Shavdatuashvili, qui, comme lors des individuels, dégageait une incapacité à accélérer et impacter. N’ayant jamais pris l’initiative de tout le combat, le vice champion olympique de Tokyo subissait le kumikata et la mobilité du médaillé de bronze français (ils étaient tous deux sur la même marche du podium il y a deux jours). Deux victoires qui donnaient beaucoup d’optimisme, avant celle de Margaux Pinot face à la jeune Mariam Tchanturia, trois pénalités à deux. Une victoire logique pour la médaillée d’or olympique par équipes il y a trois ans. Montaient alors sur le tapis les deux -90kg : Alexis Mathieu d’un côté, Lasha Bekauri de l’autre. Un duel qui se jouera sur un coup du sort : alors que le Géorgien dominait les débats par ses attaques de jambes et en makikomi, une tentative très forte d’o-soto-gari était scrutée par les superviseurs. Hansokumake ! En effet, la tête du champion olympique en titre avait touché en premier le sol sur cette action. C’était furtif, sans aucune incidence sur l’action, mais le règlement était là, appliqué à la lettre.
Nul besoin pour Léa Fontaine et Mathéo Akiana Mongo de monter sur le tatami, le sort de cette finale était scellé !
Deuxième victoire pour la France après 2022 et le triomphe de Mulhouse. Une fin d’événement parfaite !

16h10. L’Allemagne punit l’Italie
Le score est sec : quatre victoires à une pour l’Allemagne contre l’Italie. En argent l’année dernière, l’équipe d’outre-Rhin reste sur le podium pour cette édition grâce à des victoires de Ruebo en -73kg, Bock en -70kg, Lenz en -90kg et Olek en +70kg. Olek, qui montait au plafond Georgia Stangherlin sur un obi-tori-gaeshi impressionnant pour offrir à son équipe le quatrième point. Une judoka déjà en orbite pour Los Angeles 2028.

15h35. La Serbie dans l’histoire
C’était un duel à la très forte charge émotionnelle pour les acteurs qui ouvrait ce bloc final : une rencontre entre la Serbie et la Croatie. Un duel qui, peu importe comment il se concluait, aller entrer dans l’histoire du judo continental puisqu’aucun de ces deux pays n’avait jusque-là été médaillé sur cette épreuve. Dans une ambiance de feu, c’est la Serbie qui s’impose quatre victoires à deux. Le point décisif est apporté par son -100kg Bojan Dosen, 31 ans et 23e mondial. Face à Zltako Kumric, cinquième hier en -100kg, le Serbe, septième au Grand Chelem de Bakou il y a peu, marquait une première fois sur o-soto-gari avant d’envoyer son équipe au paradis grâce à un uchi-mata sukashi.
Auparavant, Marica Perisic sur un sumi-gaeshi en -57kg ou Darko Brasnjovic sur un juji-gatame parfait, avaient apporté leur écot à cette victoire historique.

13h45. Ce qui vous attend à partir de 15 heures
Finale
France/Géorgie

Combats pour le bronze
Serbie/Croatie
Italie/Allemagne

13h30. Et la France ira chercher un nouveau titre !
Face à l’Allemagne, la France partait favorite. Un statut que les six Tricolores ont parfaitement assumé avec une victoire quatre à deux. Quatre succès pour Faiza Mokdar, qui s’impose sur hansokumake face à Jana Ziegler, 25 ans et 67e mondiale — elle a gagné l’European Cup de Croatie au début du mois — qui prenait appui sur sa tête pour esquiver la chute ; pour Margaux Pinot, qui battait la jeune Samira Bock, vingt et un ans, et senior première année. Une combattante parmi les meilleures juniors du monde l’année dernière, mais qui a eu la malchance de combattre contre la Japonaise, future médaillée d’or, aux championnats du monde de cette catégorie d’âge à Odivelas au Portugal. Un waza-ari de la championne olympique par équipes permettait à la France de revenir au score deux à deux, puisque Mathéo Akiana Mongo et Joan-Benjamin Gaba s’étaient inclinés respectivement contre Johannes Frey au sol puis contre Jano Ruebo après un golden score interminable. Les deux derniers points seront l’œuvre d’Alexis Mathieu qui dérouille Johann Lenz, 98e mondial, en deux coups de cuillère à pot, et Léa Fontaine, qui retrouvait Renee Lucht, comme en individuel. Un makikomi suivi au sol et une victoire sans trop de stress face à une équipe allemande qui avait décidé d’aligner beaucoup de jeunes, laissant au repos plusieurs de ses titulaires (Pauline Starke en -57kg, Miriam Butkereit en -70kg Eduard Trippel en -90kg, Erik Abramov ou Losseni Kone en +100kg).
En finale ? La Géorgie bien sûr, qui a calmé la furia croate, quatre victoires à une grâce à Guram Tushishvili, Eteri Liparteliani, Lasha Shavdatuashvili et Lasha Bekauri.
Alors qui du champion 2022 (la France) ou 2023 (la Géorgie) l’emportera tout à l’heure ?
Inutile de présenter l’équipe géorgienne que la France pourrait d’ailleurs retrouver aux JO début août puisque le pays à la Croix de Saint Georges est pour l’instant parmi les équipes invitées (elle a cinq combattants sur six qualifiés pour cette épreuve).

12h15. La composition de l’équipe de France
Faiza Mokdar (-57kg), Margaux Pinot (-70kg), Léa Fontaine (+70kg) pour les féminines.
Joan-Benjamin Gaba (-73kg), Alexis Mathieu (-90kg) et Mathéo Akiana Mongo (+90kg) pour les masculins.

12h05. La Géorgie a eu chaud !
Avec comme d’habitude son équipe type, la Géorgie s’est fait peur face à l’Italie et une équipe B. En effet, le groupe de Raffaele Toniolo et Francesco Bruyere avait décidé de ne pas aligner ses stars sur ses championnats d’Europe : pas de Manuel Lombardo en -73kg ni Christian Parlati en -90kg, pas d’Assunta Scutto en -48kg ni d’Alicia Bellandi en -78kg.
Une équipe jeune qui tenait pourtant tête à la Géorgie. À tel point qu’un combat décisif était nécessaire pour départager les deux équipes, à égalité à l’issue des six combats. C’est finalement les -90kg qui retournaient au charbon et une victoire, facile, de Lasha Bekauri.
Avec France/Allemagne d’un côté, c’est un surprenant Géorgie/Croatie qu’il y aura de l’autre.

11h30. La France sera dans le dernier carré
Victoire aisée de la France face à l’Autriche pour son entrée dans la compétition. Un score sec et sans appel de quatre victoires à zéro, qui débutait avec le succès de Léa Fontaine sur Maria Hoellwart, 24 ans, 55e mondiale et troisième à l’Open européen de Pologne en février. La médaillée de bronze des +78kg contrait Hoellwart sur le dos alors que celle-ci avait tenté un sode-tsuri-komi-goshi. 1 à 0 France.
Puis 2 à 0 grâce à Khamzat Saparbaev qui immobilise Movli Borchashvili sur un sankaku-gatame. Même finition pour Priscilla Gneto face à Verena Hiden, 21 ans et 96e mondial. 3 à 0 puis 4 à 0 grâce à Joan-Benjamin Gaba, qui place son o-soto-gari fini en mouvement d’épaule contre Lukas Reiter. On s’arrête ici. Pas de combat pour Margaux Pinot et Alexis Mathieu.
En demi-finale, la France retrouvera comme promis l’Allemagne qui se défait aisément de la Serbie quatre succès à un. Une équipe allemande qui a misé sur ses jeunes féminines, comme Samira Bock ou Anna-Monta Olek.

Sur le tapis n° 2, exploit de la Croatie qui bat les Pays-Bas quatre victoires à deux ! Le combat décisif ? Sans doute celui de Lara Cvjetko en -70kg qui bat Margrit De Vood aux pénalités alors qu’elle perdait d’un waza-ari.

11h15. Entrée en lice de la France
C’est une équipe de titulaires qu’ont inscrit Christophe Massina et Baptiste Leroy : Priscilla Gneto, Margaux Pinot et Léa Fontaine pour les trois catégories féminines ; Joan-Benjamin Gaba, Alexis Mathieu et Khamzat Saparbaev pour les trois catégories masculines.

11h00 : France/Autriche en quart de finale
Victorieuse assez facilement de la Bulgarie (4 à 0), c’est l’Autriche d’Yvonne Boenisch que la France affrontera pour une place en demi-finale. Dans le même demi-tableau, la Serbie a balayé la Hongrie (4 à 0 également) et combattra contre l’Allemagne.

10h30. Début de la compétition par équipes !
Onze équipes engagées ce dimanche à la Zagreb Arena. La France est tête de série n° 1 et est exemptée de huitième de finale. Elle rencontrera ou la Bulgarie ou l’Autriche, puis, sans doute, l’Allemagne en demi-finale. Rappelons que la dernière édition avait eu lieu à Cracovie (Pologne), au début du mois de juillet 2023. La France avait terminé cinquième. La Géorgie l’avait emportée devant l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas remportaient, eux, le bronze.