Margaux Pinot.
Crédit photo : Tamara Kulumbegashvili/IJF

Sa dernière compétition remontait au Grand Prix de Chine fin septembre 2025. Une défaite au premier tour contre la Chinoise Lu Liu. Depuis, une opération du coude droit, mais, surtout, « une envie qui est partie », comme elle l’a déclaré à notre consœur Anouk Corge, du quotidien L’Équipe. Il faut dire que la Bisontine de trente-deux ans aura connu, depuis presque dix ans, l’usure d’une concurrence continue avec Marie-Ève Gahié dans la catégorie des -70kg. Alors que les Jeux olympiques de Tokyo de 2020 semblaient promis à Gahié, championne du monde à Tokyo en 2019 – Pinot finira en bronze -, une saison 2020-2021 exceptionnelle (championne d’Europe en novembre 2020, victoire au Grand Chelem de Tel-Aviv en février 2021, et vice-championne d’Europe en avril 2021) lui permet d’être finalement titulaire au Budokan de Tokyo fin juillet 2021. Malheureusement il s’y inclinera dès son entrée en lice face à la Grecque Elisavet Teltsidou. Championne olympique par équipes quelques jours après, les JO de Paris seront cette fois-ci pour sa concurrente. Quelques semaines auparavant, elle devient championne du monde à Abou Dhabi en battant en finale… Marie-Ève Gahié.

Remarquable technicienne, cette judoka marque très vite les esprits par sa précocité impressionnante : double championne de France cadette en 2009 et 2010 dans deux catégories différentes (-57kg puis -63kg), championne de France juniors en 2011 et médaillée d’argent en 2010, elle remporte également trois titres nationaux, 2015 et 2018 en -70kg et 2016 en -63kg, et une médaille de bronze en 2013. Pinot, qui sera également championne d’Europe cadets, double championne d’Europe et médaillée mondiale en bronze chez les juniors.
Avec huit titres sur le circuit FIJ (pour vingt médailles au total), un titre de championne d’Europe, du monde et par équipes olympiques chez les seniors, c’est l’une des combattantes majeures du judo français des vingt dernières années qui tire sa révérence.