La « dream team » féminine du PSG Judo offre un quatrième titre consécutif au club.
Crédit photo : L’Esprit du Judo

Si l’équipe masculine avait de très solides arguments, quels adjectifs devait-on alors utiliser pour évoquer l’équipe féminine ? Outre Romane Dicko, Faiza Mokdar et Marie-Ève Gahié, l’équipe féminine du PSG créait la sensation du week-end avec deux combattantes complémentaires, en -52kg et -63kg, en or (olympique) : la Kosovare Distria Krasniqi, championne olympique à Tokyo en — 48kg et vice-championne olympique et toute récente championne d’Europe à Tbilissi ; puis la Brésilienne aux cheveux roses Rafaela Silva, championne olympique à Rio en 2016, montée en -63kg au début de l’olympiade et victorieuse à Paris et en Autriche. Deux stars féminines du circuit international étaient donc de l’aventure cet après-midi au Grand Dôme de Villebon.
Deux jokers de luxe qui jouèrent parfaitement leur rôle lors d’une compétition où l’équipe féminine du PSG Judo ne perdit, en tout et pour tout, qu’un combat ce samedi. En finale, les Parisiennes montrent très rapidement leur supériorité aux judokas du JC Pontault-Combault, sur les trois premiers combats. Grâce à Faiza Mokdar, Rafaela Silva et Marie-Ève Gahié.
Quatrième titre consécutif pour le PSG Judo dans cette épreuve féminine et doublé aujourd’hui pour le club de Djamel Bouras.

Le Judo Club de Maisons-Alfort de Stéphane Trompille fait, lui, un doublé un bronze. Seul club à mettre deux équipes en demi-finale avec le PSG Judo, l’institution du Val-de-Marne va chercher le bronze féminin après celui masculin en dominant les Arts martiaux d’Asnières, lors du cinquième combat et alors que l’équipe n’évoluait qu’avec quatre combattantes (Maelenn Cotard, Clara Galludec, Romane Maud et Mathilde Fayol). Mathilde Fayol, justement, qui offre le podium à elle et ses copines grâce à un ippon-seoi-nage debout contre Morgane Annis, la championne de France en titre des -48kg, au début du golden score.
Dans l’autre combat pour le bronze, pas de débat, ni de suspens, puisque Nice Judo l’emporte trois victoires à zéro contre Sainte Geenviève Sports, grâce à Ophélie Vellozzi, Azuki Fujimoto, sparring-partner de la Suédoise Tara Babulfath et venue dans les bagages de Nami Nabekura, sa coach japonaise depuis fin 2024. Évoluant normalement en -52kg, Fujimoto — victorieuse du tournoi juniors d’Aix-en-Provence en 2018 — aura écœuré toutes ses adversaires avec son ne-waza ou ses mouvements d’épaule. Si elle ne marque pas contre Maryline Louis-Sidney, elle fait monter les pénalités. Ne manquait plus qu’un point pour Nice. Une délivrance qui viendra par l’intermédiaire de Florine Soula, qui bat Carla Hackspill sur un uchi-mata et un makikomi. Un combat et une journée en forme de souffrance continue pour la double championne de France seniors (2023 et 2024), victime d’une intoxication alimentaire.
Une troisième place pour le Nice Judo de Michel Carrière qui se trouve être, et c’est l’une des informations du jour, la seule équipe non francilienne à monter sur un podium ce samedi.