Walide Khyar, Dayyan Boulemtafes, Noah Boué, Zelim Tckaev et Alisheer Yusupov. Crédit photo : Thomas Rouquette/L’Esprit du Judo

C’était attendu. Mais encore fallait-il être exact au rendez-vous. Favori, l’équipe masculine du PSG Judo (privée de son champion du monde Joan-Benjamin Gaba, victime d’une commotion cérébrale en début de semaine) est devenu champion de France par équipes genrées. Une victoire nette et tout ce qu’il y a de très logique. En finale, le club dirigé par Djamel Bouras s’impose trois succès à zéro contre Sucy Judo : Noah Boué, le champion de France juniors en titre des -81kg a encore montré de très belles choses tout au long de la journée. Pour l’or, il bat Anthony Tama sur un très bel uchi-mata. En -90kg, l’Azerbaidjais Zelim Tckev, qui évolue d’habitude en -81kg (il vient juste d’être médaillé européen en bronze dans cettee catégorie), aura lui aussi remporté tous ses combats du jour. Un uchi-mata à droite contre le jeune Pierick Gerault et voilà le PSG qui menait deux à zéro, puis trois à zéro avec la clé de bras de l’Ouzbek Alisher Yusupov, médaillé olympique de bronze en 2024 chez les +100kg, contre Yann Rigaud.

Le uchi-mata de Zelim Tckaev, en finale, dans la catégorie des -90kg.

En bronze, on trouve le Judo Club Maisons-Alfort, qui domine le JC Chilly-Mazarin Morangis mais également l’AJA Paris XX. L’équipe d’Alexandre Borderieux, composée uniquement de quatre combattants tout ce samedi (Daikii Bouba, Benjamin Axus, Christ Gengoul et Tieman Diaby). Opposés aux Arts martiaux d’Asnières, alors que le score était de deux à deux, Bouba, récent septième aux championnats d’Europe de Tbilissi, faisait exulter les jeunes supporters parisiens venus au Grand Dôme de Villebon avec un o-uchi gaeshi parfait sur Nathan Cadignan, champion de France en titre des -73kg !
Quatre clubs franciliens sur le podium, alors que l’US Orléans Loiret JJJ, renforcé par l’Émirati Nugzari Tatalashvili et le Suisse Daniel Eich, perdait en finale de repêchage contre le JC Chilly-Mazarin Morangis suite à un makikomi à droite de Richard Vergnes sur Enzo Jean.
Une compétition qui voyait les tenants du titre, l’Olympic Judo Nice, être battu par les Arts martiaux d’Asnières au meilleur de cinq rencontres. Les Niçois menaient deux victoires à une et Maxime Gobert menait d’un yuko contre Nathan Cadignan. Mais trois pénalités pris dans la dernière minute par le récent médaillé d’argent à Dubrovnik absent plusieurs mois d’absence suite à une rupture des ligaments croisés du genou, faisaient basculer ce duel puisque, derrière, Tom Libert battait Luca Otmane sur un sumi-gaeshi !

Place maintenant à la compétition féminine.